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La
modélisation de la répartition de lénergie entre les différentes
fonctions physiologiques au sein dun individu vise à intégrer
les traits dhistoire de vie des individus (e.g. âge à la
première reproduction, fécondité, croissance) et elle se prête
particulièrement aux changements déchelle nécessités par
la modélisation des populations et des communautés. Elle est donc de
première importance pour pouvoir utiliser tous les résultats fournis
par lobservation des individus dans lanalyse du comportement des
populations. Actuellement, cest un enjeu essentiel pour la
compréhension des processus biologiques et pour des applications
pratiques, notamment pour lévaluation des effets du changement
global, de contaminants, de la modification des habitats par les activités
humaines.
La répartition des flux dénergie au sein dun organisme est
soumise à linfluence conjointe de son génotype [1] et de la variabilité
de lenvironnement. Les individus exposés à des changements
environnementaux peuvent répondre par différents mécanismes selon
léchelle temporelle considérée. Les organismes présentent des
capacités dajustement physiologique, comportemental, voire
morphologique à court terme, à leur environnement. Cette réponse est
généralement réversible, en fonction de la variabilité de
lenvironnement ; elle correspond au concept de flexibilité
phénotypique [2], qui renvoie à la notion de plasticité au sens
large. Croissance, fécondité, morphologie de certains organes, et plus
généralement tous les taux métaboliques peuvent être modulés de
manière réversible. A plus long terme et sous leffet des pressions
environnementales, les populations évoluent. Le processus de sélection
naturelle conduisant à ladaptation se manifeste par une évolution
des traits dhistoire de vie. Génétiquement contrôlées, ces
adaptations sont dabord décelables à travers les mécanismes de
gestion de lénergie au sein des organismes. De tels changements évolutifs
affectent les stratégies de répartition dénergie et peuvent donc
avoir des répercussions profondes et à long terme sur la dynamique des
populations et sur les écosystèmes.
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