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Carte blanche à la Station de L'Houmeau

 

 

Bienvenue à L'Houmeau

Il y a 15 milliards d'années, c'était le Big Bang et la naissance de l'Univers...

... Bien plus tard, le jeudi 13 juin 1929 à 15h, la première pierre du grand séminaire de L'Houmeau était posée, et tout commençait...

Dans le village de L'Houmeau (2300 habitants aujourd'hui), les séminaristes occupèrent le bâtiment jusqu'en 1940, puis ce furent les allemands qui décorèrent le parc avec des blockhaus et détruisirent un belvédère. Les américains s'y installèrent après la guerre, avant que le clergé ne le réoccupe brièvement. Il fut racheté par le Syndicat intercommunal à vocation multiple (Sivom) de La Rochelle qui le transforma en auberge de jeunesse.
Puis la commune acquit le domaine et le séminaire fut enfin cédé pour 1 franc symbolique à l'Ifremer et au CNRS (50 centimes chacun) en 1983. Depuis, il abrite la fine fleur de la recherche marine en Charente Maritime.

 

L'Ifremer à L'Houmeau

A L'Houmeau, l'Ifremer est représenté par 2 unités rattachées au Centre de Nantes :
- la station de L'Houmeau, qui couvre le littoral du Sud-Vendée à la Charente pour ce qui concerne l'environnement et l'aménagement du littoral. Pour les ressources halieutiques, elle a compétence entre la Loire et la frontière espagnole
- le Centre de recherche sur les écosystèmes marins et aquacoles (Crema), Unité mixte Ifremer-CNRS.

Une présentation détaillée des programmes est disponible sur les sites Web : cliquez ici.

 

Le laboratoire Environnement Ressources

Le Laboratoire Environnement Ressources des Pertuis Charentais (LER/PC) est né le 1er Janvier 2004.

Par la fusion de deux laboratoires de la Direction de l'environnement littoral (La Rochelle et La Tremblade) et d'un laboratoire de la Direction des ressources vivantes (La Tremblade), ce nouveau laboratoire, dont le rayon d'action s'étend de Saint-Gilles Croix de Vie en Vendée à la rive droite de la Gironde, devient la vitrine des activités de l'Ifremer sur les littoraux Vendéens et Charentais.

Ses compétences sur l'environnement littoral et sur les espèces de bivalves exploités (principalement huîtres et moules) lui permettent, par la gestion de réseaux de surveillance, d'être un acteur important de la collecte d'information sur le littoral.
En appui à ces réseaux, des études et des recherches permettent de conforter les acquisitions de connaissances nécessaires à la gestion des écosystèmes, mais aussi de fournir à l'administration ou à tout autre partenaire, des avis ou des expertises en vue de leur aménagement.

 

Le Crema

Le Crema est une unité ouverte sur l'extérieur grâce à un réseau de collaborations locales, nationales et internationales. Il contribue aussi à l'enseignement universitaire et à la formation par la recherche (14 doctorants en moyenne). Il participe activement à la mise en place d'un Observatoire de recherche sur l'environnement intitulé "Reper" qui associe 10 laboratoires de la région Poitou-Charentes  : les 6 labos Ifremer, le laboratoire du CNRS-CEBC (Centre d'études biologiques de Chizé), le laboratoire de biologie et environnement marins (LBEM) de La Rochelle, l'équipe "Territoires - Industries - Réseaux" (TEIR) de Poitiers et l'Ifree-ORE (Institut de formation et de recherche en éducation à l'environnement - Observatoire régional de l'environnement Poitou-Charentes). Ce programme alliant la recherche et la surveillance fédère la majorité des scientifiques de la région sur les pertuis et constitue le germe d'un pôle scientifique.

Le labo Ressources halieutiques

Il assure le suivi de l'état du stock de sole du golfe de Gascogne (travail sous l'égide du CIEM), contribue au suivi du stock de merlu avec le laboratoire de Lorient, ainsi qu'à l'élaboration des bases de données sur la langoustine, le bar et la lotte. Il effectue un suivi de l'abondance en coquilles Saint Jacques des pertuis charentais et mène des travaux de recherche visant l'amélioration des diagnostics sur ces ressources. Il réalise des études socio-économiques en collaboration avec le SEM, des laboratoires universitaires et l'INRA.

 

 

La Rochelle

Petit port fondé au 10ème siècle, La Rochelle voit dominer alternativement pêche et commerce, puis la base sous-marine en 1939-45, et la plaisance ces dernières décennies.

Web : http://www.port-larochelle.com/

L'une des limites nord du département de Charente Maritime est la Sèvre niortaise. Ce fleuve sépare la Vendée de la Charente Maritime et la région Pays de Loire de la région Poitou-Charentes. Il traverse le marais Poitevin, territoire aux multiples conflits d'usages et aux riches facettes historiques, sociales, agricoles, économiques, environnementales et gastronomiques.

 

Le marais Poitevin

Deuxième zone humide de France après la Camargue, le marais a une histoire géologique mouvementée. Passons sur les 3 premières ères, arrêtons nous à l'ère quaternaire et plus précisément à la fin de la dernière glaciation. La transgression flandrienne se traduit par une montée des eaux qui envahissent le futur marais, formant ainsi le golfe du Poitou ou des Pictons. Les argiles s'y déposent et transforme le golfe en marécage qui sera aménagé par l'homme à partir du Moyen-Age. Des endigages successifs permettent de gagner des terres cultivables. La dernière digue a été érigée en 1965 à la pointe de l'Aiguillon.

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandirLa gestion quantitative de l'eau est la source d'un conflit millénaire entre marais mouillés (la Venise verte) et marais desséchés. Et, depuis le récent classement des zones conchylicoles, la gestion qualitative enrichit les débats.

 

 

 

 

L'île de Ré

Au nord-ouest de La Rochelle, reliée au continent par un pont de 3km, l'île de Ré s'étend à perte de vue sur l'océan (30 km de long et de 50 m à 5 km de large). Sa superficie couvre environ 8500 ha dont 1500 de marais.
Sa population d'environ 14 000 habitants est répartie dans 10 villages. Grâce à un ensoleillement exceptionnel (2600 h/an) et à l'influence du gulf stream, elle bénéficie d'un micro-climat très doux toute l'année. Avec plus de 70 km de côtes, la mer est omniprésente sur l'île de Ré. La douceur du climat rétais est propice au développement d'une flore très variée puisque plus de 45 essences méditerranéennes y ont été recensées. L'ensemble du territoire de l'île de Ré est classé "site protégé".

Les écluses à poissons

Au bord de l'océan, à marée basse, de longs murs en forme de fer à cheval apparaissent, de 500 m à 1 km de long. Leur construction savante et efficace, sans mortier, remonte au Moyen Age. Autrefois économie vivrière, les écluses étaient régies par un code très strict, chaque codétenteur devant être coopté et reconnu par les Affaires maritimes. Personne d'autre n'avait le droit de pêcher à l'intérieur de l'écluse.

En se vidant à marée basse, l'écluse garde les poissons prisonniers. Le pêcheur, armé de son "espiau" et de sa "gourbeille", n'a plus qu'à cueillir les poissons comme le mulet, le merlan, la seiche, l'orphie, le congre, la raie ou la daurade.

Des coquillages (huîtres, moules...) se servent de la construction comme support pour se développer.

Au 19ème siècle, il y avait 140 écluses sur l'île de Ré. Elles sont aujourd'hui défendues par des passionnés qui souhaitent faire de Sainte-Marie de Ré un lieu de mémoire et de respect de l'environnement autour de la douzaine d'ouvrages qu'ils ont patiemment et amoureusement restaurés.

 

L'âne culotté

L'âne était le compagnon inséparable du paysan ou du saunier rétais. Animal de charge, très robuste, il a remplacé vers 1860 le petit cheval insulaire. Son pied très sûr l'a vite rendu indispensable sur les petits chemins étroits et sinueux, souvent sablonneux ou sur les bosses des marais salants.
Pour protéger l'animal des insectes et des herbes piquantes, la légende dit qu'une femme d'Ars eut l'idée un jour d'habiller son âne d'une vieille culotte.

 

 

 

 

La légende de l'irlandais Patrice Walton ou la naissance du bouchot

Bien qu'il existe plusieurs variantes à cette légende, la partie commune est la suivante...
Alors qu'il effectue en 1235 un voyage commercial maritime, Patrice Walton essuie une tempête qui l'entraîne vers la côte charentaise, à Esnandes, où son bateau est détruit. Contraint de rester sur place, il installe des pièges pour subsister. Entre des piquets de bois plantés dans la vase, il tend des filets où les oiseaux qui volent au ras de l'eau viennent se prendre. Pour accéder à ses installations, il invente au passage l'acon, sorte de caisse à fond plat propulsée en poussant du pied sur la vase. Il constate rapidement que les moules fixées sur les pieux qui soutiennent les filets ont remarquablement prospéré !

Décidément très inventif, il plante sur la vase 2 lignes de pieux formant un V dont la pointe est orientée vers le large. Les tempêtes successives l'obligent à consolider l'ensemble en reliant les pieux par des clayonnages. Le bouchot est né, nous sommes en 1246 ! Depuis, on cultive les moules dans la baie de l'Aiguillon.

On les cultive même beaucoup puisqu'on dénombre aujourd'hui, rien que dans le pertuis breton, 1 million de pieux répartis sur environ 300 km de lignes de bouchots !

A cela il faut ajouter depuis les années 90, 240 filières de 100 m pour une production annuelle totale d'environ 9000 t. Plus au sud du département, d'autres sites de production (baie d'Yves, île d'Aix, Marennes-Oléron) produisent 1500 t/an.

 

 

L'Anse de l'Aiguillon vue du ciel

Chenal de la Raque                Tonnes de chasse près de l'embouchure de la Sèvre                Estran vaseux

Parapente ULM à la Pointe d'Arçay                Misottes                Marais mystérieux près de l'embouchure de la Sèvre

 

 

Les moules : nature ou marinières ?!

Foutez-les don dans n'ine casserole, rin qu'avec elles-mêmes.
Mettez à feu vif et couvrez ! Et quand la calibeurtouère dau pot guilebeurzonde, l'eau est montée, les bêtes ouvertes !

Si vous les préférez marinières, émincez sur vos mouc, 1/2 oignon, 1 échalotte, 2 gousses d'ail et du persil. Arrosez-les d'1/2 verre de vin blanc charentais ou de pineau (des Charentes, o yat que là qu'on n-en fait), poivrez et mettez à chauffer.

Vous breûlez pas anvec la calibeurtouère !
Mais si vous les adorez à la crème fraîche, rajoutez n'en don hors du feu, jusqu'à 100 g (selon votre régime) et servez !

"Pour la goule, les Charentais creugnant peursoune !"

NB : calibeurtouère : couvercle ; guilebeurzonder : faire du bruit en bouillant.

 

Adresses Internet
- L'Aquarium de La Rochelle : http://www.aquarium-larochelle.com/
- Guide de La Rochelle :
http://www.larochelle-info.com/
- Université de La Rochelle :
http://www.univ-lr.fr/
- Le Marais Poitevin :
http://www.marais-poitevin.com/
- Charente-Maritime :
http://www.charente-maritime.org/
- L'Ecomusée du Marais Salant :
http://www.marais-salant.com/

 

Copyrights

- Alain Fillon : station de L'Houmeau ; tables ostréicoles ; port de La Rochelle ; pont de l'île de Ré ; clocher d'Ars en Ré ; écluse à Sainte-Marie de Ré ; l'Anse de l'Aiguillon vue du ciel
- Didier Leguay : bouchots dans l'Anse de l'Aiguillon
- Robert Galois : aéroglisseur