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Bienvenue à Palavas Si vous venez de loin, vous n'arriverez vraisemblablement pas avec le petit train touristique de Palavas, mais probablement par les airs. Dès que l'hôtesse annoncera la descente sur Fréjorgues, regardez par le hublot pour admirer le pic St-Loup, une des promenades dominicales des montpelliérains, faisant face aux falaises de l'Hortus, qui auraient inspiré Jean Balladur, l'architecte de la Grande Motte. Le dernier tour de piste vous permettra d'admirer la grande bleue et cet entrelacs d'eau et de terre qui caractérise la côte méditerranéenne de la Camargue aux Pyrénées. Si vous arrivez au coucher du soleil, vous comprendrez mieux pourquoi l'étang que vous longez s'appelle l'étang de l'Or, bien que les autres étangs (du Grec ou du Prévost) mériteraient aussi ce qualificatif tant les rayons rasants du couchant sont aurigènes. Les flamants roses seront là aussi pour vous accueillir. Ce sont les premiers touristes qui, au gré des saisons, colonisent puis désertent les étangs. Sur la route longeant l'étang du Grec, au loin vers l'Ouest, le pont métallique des Quatre Canaux se dresse encore, rare témoin du petit train de Palavas, immortalisé par le dessinateur Dubout (voir encart).
La Redoute de Ballestras, construite au 18ème, a permis par sa présence protectrice, la création du village de pêcheurs de Palavas. En 1991, elle fut démontée et reconstruite pierre par pierre par les Compagnons du Tour de France. Quant à l'ancien château d'eau, transformé en Palais des congrès et coiffé d'un restaurant panoramique tournant, il offre, pour le bonheur des Palavasiens et des touristes, une vue imprenable du Canigou au Ventoux en passant par l'Aigoual. Un peu plus loin, en passant le pont du Lez, vous dominerez sur votre gauche le port de pêche de Palavas et face à vous, finissant l'étang du Prévost, se découpera la cathédrale de Maguelone. Voilà, vous êtes arrivés à la station Ifremer !
Tables conchylicoles Capéchades
Dès l'entrée dans la station, vous découvrirez
les tables conchylicoles qui servent de refuges aux mouettes lors des tempêtes.
Station d'expérimentation en aquaculture Elle dispose d'une station de pompage en mer à double prise, de systèmes de filtration, de décantation et de régulation thermique de l'eau afin d'assurer des caractéristiques précises au milieu d'élevage. Cinq grands halls, s'étendant sur 4000 m2, abritent de nombreux bassins afin de pouvoir mener des expérimentation en génétique, reproduction, immuno-pathologie et technologie des systèmes contrôlés, depuis l'uf jusqu'aux adultes. Le bar (loup en méditerranée) est l'espèce modèle, mais d'autres poissons peuvent être étudiés selon les programmes de recherche. De nombreux chercheurs français et étrangers y travaillent et s'y succèdent pour des durées variées (de 3 mois à 3 ans), notamment depuis que la Station a été reconnue comme grande infrastructure de recherche européenne en décembre 2001. Un programme de modernisation des installations a été engagé en 2002 afin de conforter sa position de station leader en Méditerranée dans le domaine de la recherche en pisciculture marine.
Génétique L'ensemble des poissons gérés par l'équipe
"Génétique-Reproduction" vivent confortablement grâce à une eau traitée et
recyclée, dans un bâtiment dont les installations n'ont cessé depuis 30 ans d'être
améliorées tant en zootechnie qu'en logistique.
D'autres bacs sont remplis de bar ponctué et de daurade royale, utilisés comme outils biologiques pour mieux comprendre la génétique du modèle. Contrairement aux idées reçues, il n'y a pas de transgénèse, donc pas d'OGM, car aucun gène n'est ajouté qui n'existe déjà dans le patrimoine génétique naturel du loup. Si des clones peuvent être utiles dans un cadre strictement scientifique, les consommateurs ne les trouveront jamais dans leur assiette. Les études cherchent cependant à augmenter le nombre de femelles, qui grossissent plus vite que les mâles, en agissant sur des paramètres naturels. Dans un souci de protéger les populations sauvages, la production de poissons stériles est recherchée, au cas où ils s'échapperaient des cages au large.Le travail d'inventaire des populations de bar et de loup en Atlantique et en Méditerranée va bientôt être terminé. Dans le cadre d'un programme européen réalisé avec des partenaires commerciaux, une banque de sperme de toutes les variantes de cette espèce se constitue, afin d'avoir une référence solide sur les populations sauvages d'origine et de pouvoir suivre précisément les effets de la domestication. Les partenariats sont non seulement des organismes
scientifiques (INRA, CNRS, Cirad, IRD), mais aussi des pisciculteurs, afin de réaliser
des cartes génétiques, de sélectionner des souches à forte croissance, à taux de
graisse réduit, adaptées à des conditions particulières et résistant naturellement
mieux aux maladies, bases nécessaires à l'élaboration de plans de sélection efficaces
pour les éleveurs.
Mais avant de les rejoindre, c'est l'heure de manger !
4 douzaines de petites huîtres de l'étang du Prévost (3 kg) ; 2 échalotes ; 50 g de beurre ; 20 cl de crème liquide ; 1 botte d'aneth ; quelques brins de fenouil ; 35 cl de vin blanc du Languedoc ; poivre. Ouvrez et séparez la chair de la coquille des huîtres au-dessus
d'un chinois pour récupérer la 1ère eau. Rincez la chair à l'eau claire et réservez
en mettant à égoutter pour récupérer la seconde eau. Dans une sauteuse, dorez au
beurre l'échalote finement ciselée.
Queue de Baudroie à la Palavasienne (4 personnes) 1 kg de queue de baudroie ; 2 oignons doux des Cévennes ; 3 poivrons rouges ; 1 poivron vert ; 3 aubergines ; 3 courgettes ; 4 tomates ; 8 gousses d'ail ; thym, sel, poivre et huile d'olive. Coupez les aubergines en rondelles et salez-les avec du gros sel pour qu'elles rendent leur eau. Pendant ce temps, trempez les tomates dans de l'eau bouillante avant de les peler. Dans une cocotte, faites revenir à feu vif dans
l'huile d'olive les oignons émincés puis les poivrons taillés en lanières. Rincez et
séchez les aubergines avant de les ajouter, suivies des tomates. Cuire à feu doux 20
mn.
Rajoutez les courgettes coupées en petits carrés, laissez cuire pendant que vous piquez
d'ail les queues de baudroies. Enduisez d'huile, ajoutez le thym, salez et poivrez les
légumes et réservez la moitié. Placez les queues de baudroie sur le lit de légumes
puis recouvrez avec la moitié réservée. Avec ces huîtres et cette baudroie, un Picpoul de Pinet ou un vionier (vin de cépage) seront parfaits dans la gamme des blancs. Si vous préférez le rosé, choisissez un Listel gris, et si vous êtes un inconditionnel du rouge, un Faugère ou un merlot (vin de cépage), tous 2 légèrement rafraîchis. Ou un rouge de Loire frais, mais nos rouges sont bien meilleurs... !
Les programmes de recherche "Milieu Santé"
L'application aux élevages larvaires de la technique d'élevage en circuit recyclé (l'eau est partiellement réutilisée après divers traitements) a permis de stabiliser les paramètres de l'eau d'élevage en épargnant la dépense énergétique, et d'augmenter la productivité. Les 1ères pathologies dues aux bactéries et aux virus ont été décrites à différents stades du développement du poisson et les outils de diagnostic précoce et de traitement ont été mis au point. Les effets des principaux facteurs de l'environnement sur les performances de croissance et certains indicateurs physiologiques du bar sont actuellement étudiés et modélisés. Les circuits recyclés sont appliqués à la phase juvénile : la quantité importante de déchets solides ou dissous impose de redéfinir chaque maillon de traitement de l'eau ou d'en inventer de nouveaux. Bactéries et algues épuratrices sont ainsi mises à contribution. Des études sont menées pour transformer les déchets en sous-produits réutilisables et diminuer la consommation d'eau. En partenariat avec d'autres instituts européens, de nouveaux programmes pour comprendre comment les conditions d'élevage, en particulier en circuits recyclés, peuvent affecter (renforcement ou affaiblissement) les défenses immunitaires des poissons, seront lancés. L'objectif est de garantir un environnement favorable au confort physiologique du poisson d'élevage, de l'uf à l'adulte.
Montpellier
En remontant par les Bains Publics, vous entendrez peut-être les pas d'un certain moine étudiant en médecine qui hantait ces ruelles au 16ème siècle, et qui signait ses livres Alcofribras Nasier (anagramme de François Rabelais)... Vous aborderez par un angle inhabituel le
théâtre et la place de la Comédie dont sa forme en oeuf, qui lui avait donné son
surnom, n'existe plus que par une délimitation au sol en marbre de Carrare. Après la
fontaine des Trois Grâces, admirez l'architecture de la façade début 20ème du cinéma
Gaumont. Poursuivez au travers des jardins de l'Esplanade pour atteindre le Corum et
empruntez la passerelle qui enjambe La Tranchée, où passe train et tram et qui
correspond aux douves du Fort de Montpellier, construit à une époque ou papistes et
parpaillots s'entretuaient gaiement, non pour protéger mais pour surveiller la ville... !
Né à Marseille, il rêve d'être torero pendant ses années de
lycée à Nîmes. Il gardera de cette époque son amour de la tauromachie. Elève aux
Beaux-Arts de Montpellier, il publiera ses 1ers dessins dans "l'Echo des
Etudiants". Dubout se lancera dans l'illustration de plus de 70
ouvrages. Cela va du "Barbier de Séville" de Beaumarchais au
"Standinge" de San Antonio (Dard était un ami de Dubout), en passant par les
codes de la route et des impôts. Son dernier ouvrage illustré, Justine de Sade,
paraîtra en 1976, quelque mois après sa mort.
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