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Avec 84 habitants au km2 en 1999 (carte 1), les six communes du
bassin versant du Bélon présentent une densité de population inférieure
à la moyenne régionale (107 hab./km2) et de surcroît à la moyenne
finistérienne (127 hab/km2), département qui malgré sa perte de
suprématie en matière de population en Bretagne lors du dernier
recensement (852176 hab.), au profit de l'Ille et Vilaine (866904 hab.),
demeure un territoire attractif. Toutefois, l'analyse affinée par commune
souligne des disparités importantes, entre les territoires ruraux au nord
( Bannalec : 61 hab/km2 ou Le Trévoux : 55 hab./km2) et les territoires
littoraux au sud (Moëlan sur mer : 139 hab./km2). Ces disparités sont
générées par l'attractivité indéniable du littoral d'une part et la
proximité de Quimperlé pour les communes périphériques de Baye et de
Mellac.
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- Evolution de la population
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Pour une meilleure compréhension et un diagnostic plus
pertinent du territoire, cet instantané se doit d'être complété par
une vision dynamique (carte 2). Ainsi, depuis 1968 les communes de Riec sur Bélon
et Bannalec ont vu leur population diminuer respectivement de -8.6 et
-7%, alors qu'au cours de la même période, celles de Baye et de Mellac
voyaient leur démographie augmenter respectivement de 120.3 et de 66.5 %, progression bien
supérieure aux chiffres départemental (10.9% ) et régional (17.7% ).
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Cette évolution sur le long terme ne doit pas occulter
les variations plus récentes qui permettent de mieux conforter les
tendances démographiques prospectives. Si les derniers recensements de
1990 et 1999 confirment la stabilité de la population des communes de
Moëlan sur mer et Riec sur bélon, Bannalec voit son érosion
démographique s'accentuer sur cette période (-11.4%). D'autre part, si
Mellac (+5.6%) et Baye (+1.9%) poursuivent leur lente mais constante
augmentation, la commune du Trévoux montre, sur cette période, une
progression spectaculaire de sa population avec + 15.8%. Il faut
vraisemblablement voir dans
ce dernier chiffre l'attrait du prix du foncier chez une frange de la
population et les jeunes ménages en particuliers pour lesquels le prix du
terrain en zones littorale et urbaine compromet l'accession à la
propriété. Toutefois,
d'une manière générale à l'échelle de la Bretagne, on assiste depuis
quelques décennies à une migration des populations vers les zones
littorales et urbaines, accentuant de ce fait la désertification des
zones intérieures (<50hab./km2). Depuis 2000, l'explosion
généralisée de la construction, due en partie aux faibles taux du
crédit, a sans doute quelque peu modifié le paysage communal qu'il sera
utile d'actualiser une fois connues les informations relatives aux
récents recensements.
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- Soldes naturels et migratoires
L'augmentation de 4.7 % de la population de 60 ans et plus entre 1990 et 1999
traduit un vieillissement de la population du territoire, accentué par
l'arrivée de retraités des zones urbaines en quête d'un nouvel art de vivre.
Ces personnes aux moyens financiers plutôt élevés s'installent dans les zones
littorales et contribuent ainsi à réduire la mixité inter générationnelle
de ces zones. La figure relative aux soldes naturels et migratoires corroborent
pleinement ce propos avec des soldes naturels positifs sur les communes de
Mellac, du Trévoux et de Baye et des soldes négatifs sur celles de Moëlan sur
mer, de riec sur Bélon et de Bannalec. Au coût élevé des terrains
constructibles sur la frange côtière, on peut opposer à Bannalec son relatif
éloignement des zones d'emplois (Quimper, Quimperlé, Lorient) voire
éventuellement le déficit de terrains disponibles sur la commune.
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L'étude de la répartition de la population par catégorie
socio-professionnelle (CSP) confirme la tendance générale d'une prédominance
des activités tertiaires, moins accentuée sur la commune de Bannalec (carte 5). A
contrario, avec 30% des actifs travaillant dans le domaine industriel (agro-alimentaire,
emballage), la commune de Bannalec se différencie des communes environnantes
où ce secteur n'occupe que 20% environ de la population active. L'agriculture
quant à elle demeure un secteur pourvoyeur d'emplois bien supérieur à la
moyenne nationale ( ) avec des vocations plus marquées sur les communes de Riec
sur Bélon ( ) et du Trévoux ( ).
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Figure 5 : Répartition des emplois en 1999 par catégories
socio-professionnelles sur les communes du bassin versant du Bélon (source :
INSEE).
Sur le plan de la prospective, on peut raisonnablement penser que les
évolutions de la politique agricole commune (PAC) et des réglementations en
matière d'environnement vont exercer une pression forte sur les petites et
moyennes exploitations agricoles entraînant une érosion importante dans les
prochaines années de la part des agriculteurs dans la population active.
Direction régionale de l'environnement & Conseil Régional de Bretagne -
1999
La Bretagne, des hommes, un territoire
Atlas de l'environnement en Bretagne, 99 p..
INSEE Bretagne 1999
Tableaux de l'économie bretonne 1999 - 2000
Editions INSEE - 166 p.
INSEE & Conseil Régional de Bretagne - 2003
L'espace breton
Les dossiers de l'octant n° 45, 150 p.
P.Y. Le Rhun et J.R. Le Quéau coordinateurs, 1994
Géographie et aménagement de la Bretagne
Editions Skol Vreizh, 237 p.
http://www.insee.fr