La caractéristique première du territoire étudié tient à son exceptionnelle douceur (figure 1 ), soulignée par des températures moyennes positives tout au long de l'année et des amplitudes thermiques peu marquées entre l'hiver (6.1°C ) et l'été (18.2°C). Le climat qualifié de tempéré océanique est soumis exceptionnellement aux gelées d'une part (4 j en moyenne à -5°C) et aux fortes chaleurs d'autres part ( 5 j en moyenne > à 30°C). Sur la période 1983 - 2003, les données minimales et maximales de température se sont respectivement établies à -10.9 °C et à +38 °C.
Les précipitations à l'échelle du Finistère montrent sur
le long terme (1961 - 1990) des moyennes annuelles abondantes, graduelles du littoral (700
mm) au centre du Département ( 1400 mm). Ce gradient de l'armor vers l'argoat
est également perceptible sur le bassin versant du Bélon avec 50% de
précipitations en plus à l'amont qu'à l'aval (carte 1). La pluviométrie, composante majeure du climat, participe
activement aux apports de nutriments et de bactéries au littoral (Piriou et al.
2001, Corre et al. 1999). Sur le bassin versant, les relevés effectués par
Météo France à la station météorologique de Bannalec situent les
précipitations moyennes annuelles à 1228.6 mm sur la période 1983 -2003.
Cette valeur moyenne ne doit pas occulter les disparités mensuelles entre les
périodes pluvieuses s'étalant habituellement d'octobre à mai et la période
sèche entre juin et septembre (figure 2).
Cette information sur la pluviométrie brute peut être
utilement complétée par l'évaluation de la pluie efficace (PE), résultant de
la différence entre les précipitations (P) et l'évapotranspiration réelle (ETR).
Ce paramètre correspond ainsi à la fraction de la pluviométrie réellement
utile à l'alimentation du réseau hydrographique et des nappes souterraines (Castany
1995). Sur la période étudiée, la figure 3 fait apparaître un déficit en
eau du mois de mai au mois de juillet, propice à une limitation des flux
bactériens au littoral.
Les précipitations participent activement à la dégradation
des eaux littorales en raison du lessivage des sols mais également des
dysfonctionnement qu'elles peuvent occasionner sur les équipements de
l'assainissement collectif et autonome. L'analyse sur 10 ans (1994 - 2003) des
données pluviométriques de la station météorologique de Bannalec montre
qu'en moyenne une pluviométrie supérieure à 10 mm est susceptible de se
produire 43 jours dans l'année et une pluviométrie supérieure à 15 mm
pendant 25 jours (figure 4).
La figure 5 relative à l'insolation fait état d'une forte variabilité mensuelle, oscillant entre 69 heures en moyenne en décembre et 243 heures en moyenne en juillet. Ce paramètre, associé au vent et à la température, participe à l'évaporation du sol et la transpiration des plantes et explique l'évolution de la pluie efficace évoquée précédemment. Par ailleurs, elle contribue sur le plan sanitaire, grâce aux rayons ultra-violets du soleil et à leurs effets microbicides, à réduire le temps de survie des bactéries et des virus dans le milieu marin (Pommepuy 1995).
Avec une fréquence des vents de 92.2 % supérieur à 1.5 m/s recensée à la station météorologique de Lorient entre 1979 et 2003, ce chiffre souligne l'omniprésence de cet élément naturel à l'extrême ouest de territoire national. La figure 6 met en exergue la prédominance de forts vents d'ouest à sud ouest (> 4.5 m/s), résultat du passage des perturbations ouest atlantique en hiver. On notera par ailleurs la fréquence élevée des vents de nord-est dont la force varie de 1.5 m/s à 4.5 m/s. Ce paramètre peut influencer l'hydrodynamisme côtier et favoriser ainsi, sous certaines conditions (force et direction du vent), soit la dispersion du panache polluant, soit la contamination des concessions conchylicoles présentes sur l'espace côtier.
S. Malardel, 2005 D. Marteau, J. Carle, S. Fourneaux, R. Holz et M. Moreno, 2004
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