La Circulation de l'eau à la surface de la terre (figure 1)
assure les échanges entre les quantités d'eau stockées sous 3 états, vapeur,
liquide et solide au sein des grands réservoirs que constituent l'hydrosphère
(océans, eaux continentales, glaces), l'atmosphère (vapeur d'eau) et la
biosphère (eau présente chez les êtres vivants). Ce cycle, mis en mouvement
par l'énergie solaire et la force de gravité, s'avère relativement stable
dans le temps c'est à dire que toute perte dans l'un des compartiments
terrestres est compensée par un gain dans l'un ou l'autre des compartiments.
Ce cycle de l'eau s'il est planétaire peut et doit s'analyser à l'échelle des systèmes hydrologiques, identifiés par des caractéristiques spatiales et temporelles. Ainsi, à l'échelle locale, on distingue 3 systèmes hydrologiques interdépendants, le bassin hydrologique, le bassin hydrogéologique et l'aquifère (figure 2).
- Le bassin hydrologique ou bassin versant (figure 3) est
l'ensemble de la zone géographique continentale qui correspond à la totalité
de l'aire de capture et de drainage des précipitations (RAMADE 1993). Les eaux
souterraines qui alimentent le cours d'eau durant les périodes d'étiage font
partie intégrante du bassin hydrologique dont les limites, appelées lignes de
partage des eaux, sont circonscrites par les lignes de crêtes topographiques.
Pour obtenir des données comparables, base de l'évaluation et des prévisions, il est nécessaire de disposer de références communes, moyennes annuelles et moyennes mensuelles étant le plus communément retenues. Cet aspect temporel fait également intervenir la notion d'année hydrologique qui correspond à une période de 12 mois, choisie en fonction des conditions climatiques régionales. Cette année qui ne se juxtapose pas à l'année calendaire est fixée pour nos régions d'octobre à septembre.
La forme du bassin versant va ainsi influencer l'allure de l'hydrogramme à l'exutoire. Sa forme allongée va induire de faibles débits de pointe de crue (figure 4). A l'opposé, une forme en éventail entraînera un fort débit de pointe en période de hautes eaux (figure 5 ).
Figure 4 : Bassin versant allongé et hydrogramme de crue
Figure 5 : Bassin versant en éventail et hydrogramme de crue
Le rôle du relief sur l'écoulement est naturellement perceptible car les paramètres hydrométéorologiques (précipitations, températures, ) fluctuent avec l'altitude. Des valeurs caractéristiques permettent donc de comparer les territoires. Il s'agit des altitudes maximales et minimales, de l'altitude moyenne ou de la pente moyenne. Si les altitudes maximales et minimales peuvent être obtenues directement par lecture des cartes topographiques, les autres valeurs impliquent quant à elles quelques calculs. Altitude moyenne (m) = Hmoy = S(Ai * hi)/A Ai : aire comprise entre deux courbes de niveau (km2) Pente moyenne (m/km) = Pmoy = (D * L)/A D : Equidistance entre 2 courbes de niveau (m)
Le réseau hydrographique se définit comme l'ensemble des cours d'eau naturels et artificiels, permanents ou temporaires qui participent à l'écoulement. La différenciation du réseau hydrographique d'un bassin est due à 4 facteurs principaux, la géologie (nature des roches, sensibilité plus ou moins forte à l'érosion), le climat, (densité du réseau plus ou moins importante), la pente du terrain et l'action de l'homme (drainage, construction de barrages, endiguement). Le profil longitudinal d'un cours d'eau permet de définir sa
pente moyenne, caractéristique qui détermine la vitesse avec laquelle l'eau
aboutit à l'exutoire du bassin versant et donc le temps de concentration,
variable qui influence le débit maximal observé. Ainsi, une pente abrupte
favorise et accélère l'écoulement superficiel, tandis qu'une pente douce
permet à l'eau de s'infiltrer dans le sol.
Le bassin versant du Bélon, d'une superficie de 95 km2, s'étire du nord au sud sur 13 kilomètres environ et d'ouest en est sur 9.5 kilomètres et son altitude maximale de 105 m est relevée dans sa partie septentrionale sur la commune de Bannalec (carte 1). Son emprise concerne 6 communes dont une seule y est totalement incluse (figure 6).
Figure 7 : Proportion du territoire communal insérée dans le bassin versant Le réseau hydrographique du bassin versant, d'une longueur
totale de 83 kilomètres, carte 1) a été fortement influencé par les
accidents tectoniques qui sont intervenus à l'échelle géologique. Ainsi, le
Bélon sur son cours supérieur suit une direction N110, puis sur son cours
moyen et inférieur il prend des directions NW/SE et NE/SW, résultat de des
mouvements terrestres post-helvétiens. Les profils longitudinaux des 2
principales rivières du bassin versant montrent respectivement une pente
moyenne de 4.65 et 9.76 m/km (figures 7 et 8).
Musy A. et Higy C. 2003. G. Castany 1995.
http://www.eau-loire-bretagne.fr http://www.bretagne.ecologie.gouv.fr
|
|
Outils
Mise à jour
|