Depuis 1971, la qualité des cours était évaluée en France à partir d'une grille qui associait 5 classes de qualité (1A, 1B, 2, 3, hors classe) en fonction de valeurs seuil des paramètres physico-chimiques et hydrobiologiques. Dans les années 1990, le Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement (MATE) et les agences de l'eau ont souhaité enrichir ce dispositif (Agences de l'eau 2000), fondé sur 3 volets (figure 1 ) ayant pour objectifs :
Le Système d'Evaluation de la Qualité des cours d'eau (SEQ-Eau) est basé sur la notion d'altération, les paramètres de même nature ou de même effet étant regroupés en 15 altérations (figure 2). Le SEQ-Eau fournit des évaluations concernant la qualité physico-chimique de l'eau pour chaque altération d'une part et l'incidence de cette qualité sur la biologie et les usages de l'eau d'autre part. Pour évaluer la qualité annuelle ou interannuelle, un nombre minimum et une répartition régulière des prélèvements au cours de la période d'étude sont requis pour qualifier chaque altération. La qualité par altération et notamment la microbiologie (figure 3) est déterminée par le prélèvement le plus déclassant constaté dans au moins 10% des prélèvements. L'objectif de la méthode d'agrégation des prélèvements est de fournir l'évaluation de l'aptitude ou de la qualité dans des conditions critiques mais en évitant de prendre en compte des situations exceptionnelles. A partir d'un nombre de résultats obtenus pendant la période, le rang à retenir, après avoir rangé les classes d'aptitude et les classes de qualité par ordre décroissant et les indices de qualité par ordre croissant, est obtenu au moyen de la formule de Hazen suivante : F = (i - 0,5)/N
Figure 3 : Classes et indices de qualité de l'eau douce pour quelques paramètres chimiques et microbiologiques
Anonyme - 1999 Anonyme - 1999
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