AUGRIS C. et MEAR Y. (1993)
- Carte des formations superficielles sous-marines entre Port-Barcarès et
Saint-Cyprien (Pyrénées Orientales). Echelle 1/20 000. Ed. IFREMER -
Région Languedoc-Roussillon.

Dans le cadre d'un programme d'aménagement, par récifs artificiels, des
fonds marins côtiers du Languedoc-Roussillon, l'IFREMER et l'Université de
Perpignan ont effectué, en 1984, une cartographie des formations
superficielles sur un secteur s'étendant de Port-Barcarès à Saint-Cyprien.
La démarche cartographique générale repose essentiellement sur la mise en
oeuvre du sonar à balayage latéral et l'analyse d'échantillons récoltés
à la benne. Durant la reconnaissance 225 km de profils et 92 prélèvements
ont été réalisés ; le positionnement du navire étant assuré au moyen du
système de radionavigation TORAN.
Les résultats obtenus ont mis en évidence trois ensembles :
-
- un substratum rocheux constitué de grés, où se développe un
concrétionnement de type coralligène (Saint-Laurent, Torreilles et
Saint-Nazaire), et de grès grossiers rubéfiés azoïques
(Saint-Cyprien).
-
- des sables fossiles, siliceux, grossiers, de couleur ocre,
caractérisés par la présence systématique de deux classes
granulométriques dimportance à peu près égale. La phase
carbonatée, qui atteint 20 %, est représentée par des débris
coquilliers.
-
- des sables actuels, siliceux, fins, gris, bien classés, ne
présentant quun seul mode granulométrique. La teneur en carbonates,
également d'origine biogène, est de lordre de 10 à 15 %.
Entre 0 et 20 m de profondeur, les sables fins sont soumis à la dynamique
littorale dominé par des transits alternativement Nord-Sud et Sud-Nord, à
laquelle s'ajoute un envasement lié aux apports fluviatiles qui s'effectue
par un système de couches turbides distribuées par les courants côtiers.
A partir de 20 m de profondeur les sédiments grossiers sont des dépôts
reliques a priori stables dans les conditions normales de houle et de
vent. Au large de Saint-Cyprien, l'observation de mégarides jusqu'à 35 m de
profondeur témoigne d'un remaniement dans des conditions exceptionnelles.
L'originalité de cette cartographie réside dans la caractérisation précise
des différentes "rocs". Ainsi les roches de Saint-Laurent et de
Torreilles ne constituent qu'un seul et même ensemble. Le "rocher"
de Saint-Cyprien est composé en majorité de sables grossiers et de graviers
; de plus son extension est supérieure à ce qui était connu. De même le
"rocher" de la Têt s'avère n'être composé que par un épandage
de sédiments grossiers localement envasés.
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