- Exploitation des données récoltées
Le 15 janvier 2001, sest achevée la série de campagnes de
plongées (Zaï-ROV1, Zaï-ROV2 et BioZaïre) avec le N.O. LAtalante et
le ROV au large des côtes du Gabon, du Congo et de lAngola. Il sagissait
des dernières campagnes du projet ZaïAngo monté et co-financé par
Total-Fina-Elf et Ifremer. Elles sont venues conclure un important effort
dexploration sous-marine initiée fin 1998. Au cours des 9 campagnes
ZaïAngo réalisées en 3 ans, cest toute la panoplie des outils dexploration
océanographique française, qui aura été déployée par des profondeurs
deau comprises entre 500 et 5000 m, dans une région de lOcéan
Atlantique fort mal connue jusqualors. Au cours du premier trimestre
2001, lIfremer a beaucoup communiqué autour du projet ZaïAngo. Une
conférence de presse a été organisée à Paris fin février avec la
présentation des premières vidéos du fond collectées avec le ROV.
Le projet ZaïAngo vise, grâce à la mise en commun
de moyens et des savoir-faire, à améliorer les connaissances
scientifiques nécessaires à l'exploration et l'exploitation pétrolière
par grande profondeur d'eau.
Après plusieurs années dactivité à la mer intense, le projet
ZaïAngo a connu un changement de rythme en 2001, puisque lessentiel de
lactivité du projet a été consacré au dépouillement, à linterprétation
et à la publication de données. De nombreuses réunions TFE-Ifremer ont
eu lieu tant à Brest quà Paris et à Pau pour discuter des
différents résultats. Les premières publications importantes du projet
ont commencé à sortir présageant dun impact scientifique important
du projet à moyen terme.
Enfin, lannée 2001 aura permis aussi une réflexion prospective sur
lavenir de la collaboration avec TFE. Des projets de campagne à la mer
ou dactions concertées ont été discutés pour les années post-ZaïAngo
(lannée 2002 marquera la fin contractuelle du projet)
| 24
février 2001 |
AFP |
Pétroliers
et scientifiques sur la piste de l'or noir à 5000 m de fond. |
Patrice
Collen |
| 28
février 2001 |
Le
Monde |
Ifremer
et TotalFinaElf suivent le cours du fleuve Zaïre jusque sous la
mer. |
Hervé
Morin |
| 1
mars 2001 |
P'tit
Loup (7/12 ans) |
Record
: plongée par 5000 m de fond : le Victor 6000 scrute les abysses. |
|
| 2
mars 2001 |
Louis
Baumard |
ZaïAngo
: Ifremer et TotalFinaElf plongent plus profond. |
Le
Marin |
| Le
Télégramme |
Immersion-record
d'un robot mis au point par l'Ifremer. |
|
| Libération |
Record
de plongée robotisée (entrefilet). |
Sylvestre
Huet |
| Nice
Matin |
Robot
d'Ifremer au Congo . |
|
| 5
et 12 mars 2001 |
France
Info |
Chronique
sur le pétrole profond et ZaïAngo. |
Marie-Odile
Monchicourt et Bruno Savoye |
| 7
mars 2001 |
Le
Télégramme |
L'Ifremer
accompagne l'industrie dans l'offshore profond |
Fabien
Roux |
| 20
mars 2001 |
Ouest
France |
Ifremer
: 3 chefs de missions brestois ont étudié la vallée sous-marine
du Zaïre. Le fleuve Zaïre coule sous la mer. |
Thierry
Mallevaës |
| 21
mars 2001 |
Conférence
grand public à l'Ifremer |
L'aventure
du pétrole profond. |
Conférencier
: Bruno Savoye |
| 1
mai 2001 |
Sciences
et Vie |
Avalanche
sous-marine sur le vif. |
Vahé
Ter Minassian |
| 2
mai 2001 |
InfOcéan |
Les
canyons sous-marins, résultat d'avalanches. |
|
| 18/05/2001
+ cycle d'un an |
Mairie
de Laval (22) |
Enjeux
et Perspectives du Pétrole Profond |
Bruno
Savoye |
| 28
août 2001 (diffusions dans les semaines suivantes) |
Radio
Méditerranée Internationale au Maroc |
Interview
sur "la nature du projet ZaïAngo, sur les vallées
sous-marines et les avalanches sous-marines". |
Bruno
Savoye et Jean-Baptiste Letondeur |

- Thème turbidite du projet Zaïango
Comme pour les autres thématiques du projet et en labsence de
nouvelle campagne à réaliser, léquipe de projet a pu se consacrer à
plein temps au dépouillement des données acquises depuis fin 1998. On
trouvera ci-dessous quelques faits marquants de cette année de recherche.
- Etude des avalanches in situ
Les canyons sous-marins, découverts il y a un peu plus d'un siècle,
ont beaucoup intrigué les géologues. Quels processus pouvaient bien
être responsables de la formation de ces gigantesques gorges
sous-marines, montrant des incisions parfois supérieures à 1000 m,
faisant quelques centaines de mètres à quelques kilomètres de large
et parfois plusieurs centaines de kilomètres de long ? On sait
aujourdhui que ce sont pour lessentiel les avalanches sous-marines
qui créent et façonnent les canyons et les vallées sous-marines.
Les avalanches sous-marines ne sont pas des phénomènes permanents,
mais plutôt des phénomènes périodiques et de durée très courte.
Très énergétiques et destructrices, capables de parcourir, en
quelques heures, plusieurs centaines de kilomètres sur le fond, les
avalanches sous-marines sont parmi les processus sous-marins les plus
spectaculaires et les plus difficiles à étudier. La quantité de
matériaux transportée au cours de chaque évènement est énorme. Il
s'agit là d'un processus géologique majeur ; c'est grâce à lui que
la plus grande partie du matériel érodé sur les continents et
transporté jusqu'à la mer par les fleuves est finalement transférée
dans les grands fonds océaniques.

Figure 1 : exemple de coupe
réalisée avec le ROV Victor le long des flancs de la vallée
sous-marine du Zaïre (profondeur deau 4500 m, profondeur de la
vallée 150 m, largeur 1500 m) pour attribuer des caractéristiques
lithologiques et pétrophysiques aux faciès acoustiques identifiés
sur les coupes sismiques du sous-sol.
La dernière plongée de la mission Zaï-ROV1 était située dans le
canyon du Zaïre par 2000 m de profondeur deau (Fig. 1). Ce fut
une expérience unique. A larrivée sur le fond, nous étions
plongés dans le noir absolu, alors que tous les projecteurs étaient
allumés (léquipe ROV a même cru un moment, que le ROV était en
panne). Nous narrivions même pas à voir le bras ou le panier du ROV.
Nous étions dans la partie basale très dense dune avalanche
sous-marine portant vers laval. A partir de 20 m au dessus du fond,
la lueur des projecteurs a commencé à diffuser et une image rouge sang
est apparue sur les écrans. Enfin à partir de 100 m au-dessus du
fond, la visibilité a commencé à revenir avec un aspect
" chute de neige " encore très marqué sur près de
75 mètres. Plonger au cur dun courant de turbidité est une
expérience unique !
Cette expérience nous a confirmé que le système Zaïre est un
système actif qui connaît probablement plusieurs avalanches majeures
par an. En janvier 2001 lors de la mission BioZaïre 1, une ligne de
mouillage équipée de courantomètres, de turbidimètre et de pièges
à sédiment a été mouillé dans laxe de la vallée sous-marine du
Zaïre par 4000 m de profondeur deau et à plus de 400 km de la
côte. Il devait rester un an au fond, malheureusement en mars, nous
avons reçu un message de la balise Argos équipant la ligne de
mouillage indiquant que le système était remonté en surface. Sa
récupération, après affrètement dun navire dopportunité, a
montré que la ligne de mouillage avait été arrachée du fond lors du
passage dune avalanche très dense dans la vallée. Depuis décembre,
une ligne de mouillage renforcée a été remouillée au même endroit.
Les objectifs actuels de l'équipe dIfremer, qui étudie les
pentes continentales sous-marines actuelles, les vallées et les
avalanches sous-marines, sont avant tout de mieux comprendre les
processus de déclenchement des avalanches, ainsi que les mécanismes de
transport et de dépôt du matériel transporté par les avalanches.
Cela passe par l'étude de sites sensibles, mais aussi, et c'est
nouveau, par la reproduction en piscine d'avalanches miniatures et le
développement de modèles mathématiques.

- Analyse de la morphologie de certains
paléochenaux en vue de la comparaison avec lActuel
A léchelle régionale, le jeu de données
ZaïAngo est unique. Il permet dapprécier pour la première fois le
système turbiditique du Zaïre dans son ensemble depuis lembouchure
du fleuve jusquà plus 4800 m de profondeur. Le volume de
données à interpréter est très important. En 2001, l'embauche d'un
contrat à durée déterminée de 5 mois a permis de combler une partie
du retard accumulé depuis 1998. La vallée sous-marine actuel du Zaïre
est particulière car très méandriforme dans son cours
supérieur ; de lamont vers laval, on observe une succession
de portions très sinueuses et de portions à sinuosité
modérée ; à partir de 3600 m, la sinuosité a tendance à
diminuer et le chenal devient quasi rectiligne dans sa dernière partie
et les levées sédimentaires associées voient leur épaisseur
diminuer. L'étude morphologique du système actuel a été réalisée
par Nathalie Babonneau dans son travail de thèse. Le levé réalisé
lors des missions ZaïAngo 1&2 a montré que léventail
quaternaire comporte plus de 80 systèmes chenaux/levées fossiles
relativement anciens. Ces chenaux présentent des similitudes
remarquables avec le chenal actuel, notamment en terme de sinuosité et
d'évolution vers la linéarité vers l'aval. Ils montrent aussi des
différences. Le travail réalisé par la personne en contrat à durée
déterminée et encadré par léquipe a consisté en une étude
morphologique rapide de certains chenaux fossiles encore inscrits dans
la morphologie actuelle (acquisition des paramètres : sinuosité,
hauteur, largeur, extension des levées,
). Elle donne quelques clés
pour comprendre et caractériser ce type de système.
- Avulsion
L'étude des systèmes chenaux/levées a montré que
la construction de l'Eventail du Zaïre se réalise à travers une
série de migrations transversales (avulsion) et longitudinales (progradation-rétrogradation)
du chenal et des dépôt-centres.
Dans l'éventail du Zaïre, une zone d'avulsion
(A21-A22) a fait lobjet dun levé spécifique au cours de la
mission ZaïAngo-SAR (Fig. 2). La majeure partie des données a
été acquise avec une flûte monotrace tractée en surface et un
ensemble de 6 miniGi tractés à 0,75 m de la surface pour privilégier
les hautes fréquences. Ces données ont été dépouillées en 2001.
Les résultats de cette étude ont été présentés à TFE les 5 et 6
novembre à Pau. Un article dans une revue internationale est en cours
de rédaction.

Figure 2 :
carte montrant limplantation des profils sismiques HR utilisés
pour mieux comprendre le processus davulsion A21-A22

Grâce à la couverture sismique serrée associée
à une meilleure résolution, les données permettent de mieux
comprendre le processus d'avulsion. Il sagit dun processus
complexe, long et progressif : entre l'abandon de l'axe père (A21) et
la naissance de l'axe fils (A22), un nombre important d'unités
sismiques (unité transparente, ufa et systèmes chenaux/levées),
véritables "marqueurs" de l'avulsion, se met en place. On
observe de plus un fonctionnement synchrone des axes père et fils avec
un relais progressif des deux axes, conduisant au transfert de
l'activité vers le chenal fils (Fig. 3).

Figure 3 :
exemple de coupe sismique HR utilisée pour mieux comprendre le
processus davulsion A21-A22
Ce processus, contrairement à ce que le terme de
"point" d'avulsion suggère et à ce qui a été publié sur
le système turbiditique de lAmazone, intéresse une zone
géographique assez étendue (sur au moins une dizaine de km le long du
chenal commun en amont du "point" initialement supposé
d'avulsion). Il serait donc plus exact d'employer le terme de
"zone" d'avulsion. L'ensemble des résultats acquis grâce à
la sismique monotrace très haute résolution souligne tout l'intérêt
d'une telle acquisition, en profils haute résolution sériés
resserrés autorisant une véritable étude en pseudo-3D. Ils confirment
le bien-fondé de lapproche " Chantier "
privilégiée lors du montage du projet ZaïAngo (série de campagnes
successives sur une même zone, partant de léchelle générale pour
aller progressivement vers létude de détail de zones cibles).
De gros efforts ont été réalisés ces
dernières années dans la compréhension des écoulement turbiditiques
chenalisés, des processus de débordement et d'édification des levées
sédimentaires. En revanche, peu de travaux ont concerné les lobes
distaux, i.e. les lieux où l'on passe d'un courant chenalisé à un
courant non contraint, de l'écoulement au dépôt. Il est bien évident
qu'il s'agit là d'un sujet complexe, qui implique une approche à la
fois géométrique, sédimentologique et hydrodynamique des dépôts.
Les lobes distaux turbiditiques ne constituent pas pour l'instant des
cibles pétrolières, mais ils pourraient le devenir avant une dizaine
d'années, car ils peuvent présenter un rapport sable/argile
intéressant.
En ce qui concerne le Zaïre, le caractère
grossier des sédiments prélevés dans la zone distale du levé a
confirmé lextraordinaire puissance de ségrégation granulométrique
de ce type d'appareil turbiditique, qui, bien qu'à dominante argileuse,
peut produire des accumulations de sables importantes et localisées.
Pourtant, on a pu mettre en évidence que la répartition du sable est
loin dêtre homogène et suit des voies de répartition très
caractéristique de ces zones distales (données non publiées encore).
Pour valoriser au mieux les différents jeux de données acquis depuis
15 ans par lIfremer sur ce type dobjet, Ifremer et Total-Fina-Elf
ont décidé de cofinancer une thèse sur le sujet, qui a démarré en
octobre 2001.
- Publications
et Congrès
Au cours de lannée 2001, léquipe de projet a
participé à plusieurs congrès scientifiques internationaux afin de
présenter les premiers résultats des recherches menées dans le cadre du
projet ZaïAngo, tout en respectant les règles de confidentialité
spécifiques au projet. Trois articles majeurs ont été soumis à des
revues internationales (deux acceptés, un encore à la revue). Des
réunions internes au groupe de projet ou ouvertes à dautres personnes,
comme celle qui a eu lieu dans les locaux de TFE à Pau les 5-6 novembre,
ont permis de discuter des différents travaux menés au sein de léquipe.
Linterprétation des terrasses découvertes dans le canyon du Zaïre
(Fig. 4) a donné lieu ainsi à des réunions de travails conjointes
Ifremer-TFE.

Figure 4 : Vue 3D dune
portion du canyon sous-marin du Zaïre (profondeur deau 2000 m, profondeur
du canyon 700 m, largeur 7-10 km) montrant le confinement des courants de
turbidité à lintérieur du canyon et le fonctionnement des terrasses
comme des levées de débordement confinées.
Structure profonde des marges
Au cours de ces dernières années, des réservoirs de pétrole ont été
découverts en eaux profondes (> 2000 m), au pied des marges
continentales. La productivité de ces réservoirs et les nouveaux concepts de
production permettent d'en envisager l'exploitation. Parallèlement, de
nombreux programmes de collaboration entre les compagnies pétrolières et les
institutions académiques se mettent en place pour l'étude des processus de
formation du pétrole en eaux profondes.
Le pétrole résulte de la maturation de matière organique dans des
conditions favorables de température et de pression. Les marges continentales
étant le lieu d'un extrême amincissement de la croûte (de 30-40 km à 5-6
km), il est crucial, pour ces problèmes de thermicité et de maturation des
hydrocarbures, de préciser la géométrie des structures profondes et de
quantifier lamincissement crustal et/ou lithosphérique. Ceci peut se faire
par sismique réflexion verticale basse fréquence et sismique
réfraction/réflexion grand angle, avec mise en uvre de sismographes de
fond de mer (OBS : Ocean Bottom Seismometer).
Sur ce thème ("Structure profonde des marges"), lactivité
2001 du Laboratoire de Géophysique et Géodynamique sest organisée autour
des actions suivantes :
- lexploitation et la valorisation des données de la campagne ZaïAngo
SMT/OBS réalisée en mars-avril 2000 en partenariat avec TotalFinaElf. Lanalyse
combinée des données de réflexion verticale et des données de
réfraction/réflexion grand angle acquises avec les OBS montre que la
marge angolaise est constituée de trois domaines, de lOuest vers lEst :
- un domaine de croûte continentale non amincie (denviron 30 km dépaisseur) ;
- un domaine de fort amincissement crustal (lépaisseur passe de 30
km à 7 km environ, sur une distance latérale inférieure à 40 km),
reposant sur une couche caractérisée par des vitesses sismiques
rapides, de lordre de 7.2 à 7.4 km/s ;
- un domaine " intermédiaire " entre les domaines
océanique et continental, où lépaisseur crustale est de lordre
de 6 km. Par ailleurs, on nobserve ni failles de détachement, ni
blocs tiltés sur les coupes sismiques. Ces observations peuvent
difficilement être expliquées avec les modèles classiques de
formation des marges (par "étirement simple" ou
"extension").

- la participation à la campagne SISMAR (9 avril - 5 mai 2001), d'étude
de la marge atlantique nord marocaine, au cours de laquelle nous avons mis
en uvre nos OBS, avec un taux de réussite de 100 %. Ce projet a été
conduit par nos collègues de l'Université de Bretagne Occidentale dans
le cadre d'une collaboration franco-marocaine avec les universités d'El
Jadida et de Marrakech. Des équipes : portugaise (Univ. de
Lisbonne), espagnole (Inst. Jaume Almera de Barcelone) et italienne (CNR
Bologne) ont aussi participé au programme. La campagne SISMAR a été
réalisée à l'aide de 2 navires : le N/O Nadir, équipé de la
nouvelle flûte sismique numérique (4.5 km) et d'une source sismique
"basse fréquence" et le NRP Almeida Carvalho du service
hydrographique de la marine portugaise pour le déploiement et la
récupération des OBS. Les opérations en mer ont été complétées par
des enregistrements à terre avec des stations sismiques portables.
L'objectif principal qui était d'obtenir une image de la structure
profonde de la marge au large d'El Jadida est atteint. Le Moho est suivi
directement sur certains profils de sismique réflexion à travers la
croûte continentale amincie. La transition avec l'océan montre
l'existence de réflecteurs volcaniques pentés (SDR). En direction du
détroit de Gibraltar, il est possible de suivre la prolongation de la
marge sous les séries allochtones de la chaîne bético-rifaine. Pour
tout ces résultats l'apport des OBS va s'avérer fondamental pour
contraindre avec précision les modèles, en particulier celui de la
formation et de l'évolution de la marge marocaine pour la comparer avec
son homologue américain.
- lapprofondissement de la collaboration avec TotalFinaElf, au travers
de lélaboration du " Défi Marges " et dun
nouveau programme de coopération sur la marge mauritanienne, qui devrait
avoir lieu fin 2002. Tandis que la marge américaine de lAtlantique
Central est lune des plus connue du monde, son homologue africaine
reste, à linverse, une des plus méconnues. Cette méconnaissance
hypothèque absolument toutes les hypothèses qui ont pu être faites du
seul point de vue américain. Le projet de coopération entre TFE et
Ifremer est loccasion de commencer à combler cette lacune.
- la conduite dun contrat détude avec TFE-Norge (en collaboration
également avec le Geophysical Research Center de TFE à Londres) visant
à interpréter des données OBS en provenance du plateau de Voring, en
Mer de Norvège.

Préparation dun projet en coopération
avec TotalFinaElf au large de la Mauritanie
Le projet "Dakhla" est un projet de
recherche scientifique associant TotalFinaElf et lIfremer, visant à
étudier la structure profonde de la marge continentale située au
large du Sahara Occidental, au moyen de méthodes sismiques de "grande
pénétration" : sismique réflexion verticale basse fréquence,
mais aussi sismique réflexion grand angle et réfraction avec mise en
uvre de sismographes autonomes de fond de mer ou OBS (Ocean Bottom
Seismometer).
Ce projet fait suite au projet ZaïAngo, qui associait
les mêmes partenaires dans le but détudier la structure profonde de la
marge angolaise en utilisant les mêmes méthodes.
Les objectifs scientifiques ont été définis dun
commun accord au cours de lannée 2001, la zone détude "Dakhla"
répondant à la fois aux intérêts de TotalFinaElf et dIfremer.
Le projet est fondé sur la réalisation dune
campagne de sismique à deux bateaux : le N/O Nadir, pour la mise en
uvre des équipements lourds de sismique réflexion multitraces de lIfremer
(source et flûte de 4.5 km de long) ; et le N/O Le Suroit pour le
déploiement des OBS (50 à 60 déploiements en tout seront effectués). Les
tirs en mer seront enregistrés à terre. Par ailleurs, pendant le temps où
les OBS seront au fond de leau, des levers bathymétriques seront
effectués avec le sondeur multifaisceaux EM-300 du Suroit.
 |