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Prises de vue
Les débutsLa photographie sous-marine à grandes profondeurs a démarré dans les années 60. Les appareils sont alors installés sur des bâtis descendus à l'aide d'un câble. Au contact avec le fond, flash et photo sont déclanchés. Bien entendu, les résultats sont hasardeux : Lucien Laubier cite dans un de ses livres qu'il a fallu 5000 clichés à un chercheur pour découvrir un premier poisson. Mais la technique s'améliore. Les systèmes photographiques sont bientôt montés sur des mouillages pouvant rester plusieurs heures ou jours au fond. La cadence de vue est programmable. Un lest largable permet la remontée des équipements. Pour améliorer la prise de photos de poissons, des appâts sont disposés dans le champ de l'appareil. Avec succès !
Les caméras1. Les contraintes : Dans l'eau la visibilité est réduite et le champ visuel des caméras est diminué d'un tiers environ.
La distance qui sépare la caméra du sujet doit être la plus réduite
possible. Pour filmer des sujets de grandes dimensions, comme un site actif ou une épave,
une vision très large est nécessaire. Bien entendu, il faut que tous ces équipements résistent aux pressions que l'on rencontre dans les abysses. Les caméras doivent donc être intégrées dans des enceintes résistantes lourdes et encombrantes. Et l'optique est placée derrière un hublot de bonne épaisseur. 2. Les solutions techniques : Les caméras sont équipées d'un hublot sphérique avec correcteur optique qui permet d'avoir un grand champ visuel dans l'eau sans distorsion. Elles sont mobiles : l'orienteur associé à un zoom permet des cadrages précis. Grâce à la miniaturisation des capteurs, des petites caméras sont placées sur l'engin afin de mieux observer les manipulations et de surveiller des équipements. Des caméras très sensibles sont utilisées en imagerie verticale afin d'avoir des images du fond par très faible éclairage. En noir et blanc, on peut avoir une image exploitable à une altitude de plus de 20 m avec le Victor. En couleur, cette altitude est réduite à 5 m. Pour diminuer la taille et le poids des enceintes des caméras, on utilise
des matériaux comme le titane.
Les caméras avec films ne sont pas utilisées à des fins scientifiques en raison de leur faible sensibilité, de leur encombrement et de la lourdeur du développement. Pour les grandes profondeurs, on fait plutôt appel à des caméras vidéo. En 30 ans, les performances de ces dernières, tout en diminuant de volume, ont fortement progressé :
La vidéo a d'abord été enregistrée en analogique sur des magnétoscopes (dans un premier temps VHS et U-Matic selon qualité souhaitée, puis S-VHS et Betacam). Elle est désormais enregistrée au format numérique sur des DVD. 4. Equipements spécifiques : Les scientifiques bénéficient sur le Nautile et le Victor
d'équipements de prises de vues très sophistiqués. Ils disposent ainsi : |
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