I. Introduction Le décret relatif à la création, à l'organisation et au fonctionnement de l'Ifremer (juin 1984) lui a confié la charge de développer, de construire et de mettre au service de la communauté nationale une flotte océanographique, laquelle comprend l'ensemble des navires, équipements, instruments et véhicules sous-marins gérés par le GIE Genavir. Cette flotte océanographique est un T.G.E. (très grand équipement) auquel, pour y avoir accès, la communauté scientifique, répond à des appels d'offres dans le cadre d'une programmation annuelle. Les réponses à ces appels d'offres sont évaluées par des experts scientifiques puis interclassées au sein de commissions thématiques. Des projets de programmation sont ensuite élaborés au sein de la commission flotte et soumis pour avis au comité scientifique de l'Ifremer avant que le Président Directeur Général de l'Institut ne promulgue un calendrier de la flotte. Avant chaque campagne le chef de mission rédige un dossier de préparation de campagne qui comprend : les travaux prévus, la chronologie des opérations, le personnel scientifique, le matériel mobile embarqué ainsi qu'un certain nombre d'autres informations puis une réunion a lieu entre l'équipe scientifique, la Dmon et Genavir pour établir une fiche d'opération navale décrivant les opérations et les moyens à mettre en oeuvre au cours de la campagne. Au terme de la campagne un dossier de compte rendu de campagne est rédigé par le chef de mission avec une fiche technique et une fiche d'information de fin de campagne. L'ensemble de ces procédures est décrit dans un document "guide des opérations navales". Dans ce guide, il est prévu des procédures pour une évaluation de l'effort de publication des résultats scientifiques des campagnes océanographiques. Plusieurs enquêtes ont évalué cet effort :
Dans ses conclusions, ce comité scientifique de 1989 avait considéré que :
L'évaluation des résultats des campagnes à la mer fournit un indicateur de la production de l'océanographie française et constitue un élément essentiel pour l'attribution des campagnes. C'est pourquoi la direction générale, en accord avec le comité scientifique, a demandé que soit mise en place une structure permanente d'évaluation de leffort de publication des résultats scientifiques des campagnes. Cet outil devant permettre :
Dans ce cadre, une enquête est faite chaque année auprès des chefs de missions depuis 1988.
II. Méthode d'évaluation de la publication des résultats scientifiques des campagnes. Au cours des campagnes océanographiques, des données, d'ordre diverses, sont acquises, validées et interprétées. Pour faire connaître l'effort scientifique et les résultats, les chercheurs publient leurs travaux dans diverses revues ou les présentent oralement dans des congrès.
Ces communication sont d'ordres divers :
Il nous faut donc, dans l'enquête, obtenir des informations sur l'ensemble de ces communications, et s'il est important d'en connaître le nombre, il est surtout primordial de connaître le sujet, le nom des auteurs et le titre de la revue ou du colloque. Comme procédure nous avons retenu les campagnes (sur les navires Ifremer et Ifrtp) dont le projet a fait l'objet d'une évaluation scientifique, c'est-à-dire que les campagnes technologiques et d'essais, les échanges de temps bateau et les campagnes de prestations ont été éliminés, mais les campagnes d'évaluation des ressources halieutiques et dinventaire de la ZEE donnant lieu à des rapports synthétiques et à des cartes ont été conservées. Le chef de mission de la campagne est notre interlocuteur et il doit à ce titre nous fournir toutes les informations sur les publications ayant trait au projet dont il était responsable. Dans le cas particulier d'un projet ayant plusieurs campagnes sous la responsabilité de plusieurs chefs de mission, nous retenons le chef de projet qui a la responsabilité de faire la synthèse des résultats, et lensemble des publications est regroupé en une seule campagne.
Détail de la procédure.
Pour les campagnes ayant eu lieu l'année "n" nous programmons la première enquête au début de l'année "n + 2" c'est à dire avec un délai de 13 et 25 mois (suivant la date de la campagne) puis nous redemandons l'année "n + 3" une actualisation des publications. Au-delà de ces trois années, il y a toujours la possibilité pour les chefs de missions de nous transmettre de nouvelles valorisations. Cette enquête comporte trois documents :
III. Résultats des deux dernières enquêtes
De lexploitation des résultats correspondants à 254 campagnes. nous obtenons en moyenne par campagne : 1988-1991 1992-1997
Les résultats rapportés sur une année moyenne de la flotte hauturière donnent plus de 500 publications, communications (dont 350 ont un caractère international et 80 correspondent à des DEA ou thèses). Les données des campagnes sont exploitées conjointement par léquipe embarquée et par des collaborations de chercheurs non embarqués. Le nombre de chercheurs océanographes est denviron 800, sur lesquels un peu moins de la moitié embarque au rythme dune campagne tous les deux ans.
La composition dune équipe embarquée est en moyenne de 12 à 15 scientifiques dont 7 à 8 chercheurs et 5 à 7 techniciens de laboratoire. Une publication étant co-signée en moyenne par trois à quatre chercheurs, on peut estimer que le taux de publications des chercheurs océanographes est de deux à trois signatures darticles par an pour chaque chercheur avec évidemment des variations importantes. Mais on peut toutefois noter pour certaines campagnes que le taux des présentations orales excède de beaucoup les publications écrites. Depuis quelques années des communications sous forme de " poster " ou sur le réseau internet se sont développées mais elles nont pas été prises en compte. Pour être complet nous devons rajouter les publications des campagnes sur les navires de lIRD ainsi que ceux de la flotte côtière Ifremer et Insu, ce qui porte le total à plus de 700 (dont 400 dans les revues de rang A et colloques internationaux).
Au-delà de ces résultats statistiques il faut noter une très grande dispersion des résultats entre les campagnes (de l'ordre d'un rapport de 10 pour les publications entre les meilleures valorisations et les plus faibles), nous avons donc recherché des raisons à ces différences.
IV. Comparaison des différentes enquêtes
Nous avons recherché entre les six enquêtes des éléments de comparaison. La complexité est due au fait que les différentes enquêtes nont pas été conduites avec la même rigueur, en effet les rubriques étaient différentes et surtout pour les plus anciennes, nous n'avons retrouvé que des moyennes (zones en grisé sur le tableau 3).
Il y a bien sûr quelques ambiguïtés dans les réponses :
Essai de comparaison entre les six enquêtes
De ce tableau on peut tirer quelques enseignements :
Nous proposons pour améliorer les enquêtes et pour être plus proches de la réalité de prolonger les enquêtes au-delà de trois ans.
V. Conclusions
Comment les résultats de ces enquêtes sont-ils utilisés ?
Pour tout commentaire : A.-P. CRESSARD
Nota : les campagnes sur les navires de l'IFRTP, ont été prises en compte dans l'enquête à partir de l'année 1993 (première année où les projets ont été soumis aux commissions thématiques de l'Ifremer)
Annexe 1 Liste des principales revues avec Comité de Lecture (rang A) citées dans les publications des campagnes à la mer de la période 1992-1997
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