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Que ce soit pour détecter spécifiquement une espèce marine (micro-organismes) ou une molécule cible (toxines, polluants…), les biocapteurs sont une voie d’avenir pour la surveillance du littoral.
Dans ce contexte, le service Interfaces et Capteurs mène des actions de recherche amont pour concevoir des biocapteurs in situ et démontrer leurs très forts potentiels. Ces actions de recherche vont de l’identification, l’extraction et la production de récepteurs biologiques (Biologie Moléculaire) à la conception de transducteurs innovants (systèmes optiques SPR et gravimétriques, bio-puces). C’est donc un travail multi-disciplinaire faisant appel à la chimie, la physico-chimie, la biochimie, la biologie, la biologie moléculaire et l’ingénierie.

Traditionnellement, ces systèmes se décomposent en trois parties :

  • Un récepteur qui va capter spécifiquement les molécules ou organismes cibles (1),

  • Un transducteur dont le rôle est la traduction de l’événement « fixation des cibles sur le récepteur » en un signal physico-chimique (2),

  • Une chaîne de mesure physico-chimique permettant à l’opérateur d’interpréter les résultats.


Schéma typique d'un biocapteur.


Prenant en considération les problèmes de plus en plus fréquents provoqués par les efflorescences d’algues toxiques, le service RDT/IC a entrepris des recherches axées sur la conception de biocapteurs pour leur détection.
Ces recherches sont menées dans le cadre d’un projet ANR intitulé HAB-SEACHIP ( ANR HAB-SEACHIP) qui a démarré en 2005. Ce projet est réalisé en partenariat avec un industriel GReiner Bio-one, (Leader sur le marché des techniques Elisa, HTS et en surfaces traitées pour culture cellulaire), le CNRS, l'INSA de Toulouse et le CEA.

Pour aller plus loin :
SALTO : un dispositif rapide et performant d’identification des algues toxiques.