REPAMO : REseau de PAthologie des MOllusques

 

• L’apparition d’une nouvelle maladie peut avoir des conséquences catastrophiques dans un cheptel. Afin de garantir le maintien des productions conchylicoles et les échanges commerciaux, l’Union Européenne a demandé à chaque Etat Membre de contrôler l’état de santé de leurs coquillages (Directives 91/67/CEE et 95/70/CE). Ifremer a ainsi été chargé par l’Etat Français, d’assurer cette mission en partenariat avec l’autorité compétente en la matière, les Affaires Maritimes (DPMA/DDAM).  Le réseau Repamo a ainsi été créé par Ifremer afin d’assurer la surveillance de l’état de santé des coquillages du littoral français métropolitain, qu’ils soient sur des gisements naturels ou en élevage.

Trois suivis épidémiologiques sont réalisés par Repamo :

 - (1) la surveillance des maladies à déclaration obligatoire présentes en France

On entend par maladie à déclaration obligatoire, une maladie transmissible jugée comme ayant un impact grave sur les cheptels (mortalité, baisse de croissance…) et des conséquences économiques importantes sur les échanges. Ces maladies sont listées par l’Union Européenne et l’Office Internationale des Epizooties (OIE). Ce suivi vise la bonamiose (Bonamia ostreae) et la marteilose (Marteilia refringens) de l’huître plate (Ostrea edulis)

 - (2) l’étude des cas de mortalités de coquillages

Le but est d’écarter ou de confirmer la présence d’un éventuel agent pathogène lors de mortalités et d’en prévenir la propagation le cas échéant. Une procédure a été établie en 2006 pour améliorer ce suivi et répondre aux exigences réglementaires (cf figures 1 et 2). A noter que les professionnels conchyliculteurs ont une action prépondérante car ils sont à l’origine du déclenchement de la procédure par leur déclaration spontanée auprès des Affaires Maritimes (DDAM). Toutes les espèces de coquillage sont concernées, en particulier celles d’intérêt commercial.

 - (3) le suivi de l’état de santé des coquillages en élevage et sur gisement  en dehors des épisodes de mortalité.

Ce suivi permet de recenser les agents pathogènes naturellement présents en France, de suivre leur évolution et d’évaluer leur impact réel ; il peut permettre également de détecter l’apparition d’une nouvelle maladie et de limiter son extension. Un couple mollusque hôte - agent pathogène est suivi pendant une période donnée, déterminée à partir des connaissances sur le cycle épidémiologique de la maladie considérée.

 

• Pour assurer le fonctionnement du réseau, des correspondants ont été identifiés au sein des laboratoires côtiers Ifremer. Ils sont chargés de collecter des informations, des données environnementales et de réaliser des prélèvements de coquillages nécessaires aux différents suivis. Les coquillages sont analysés à Ifremer La Tremblade (Cellule Analytique du Laboratoire de Génétique et de Pathologie). Les analyses réalisées permettent d’observer l’ensemble des tissus des coquillages et de déceler la présence ou non d’agents pathogènes. Les résultats d’analyses sont communiqués aux clients de manière confidentielle.

>>> Dans le cas de l’étude des mortalités anormales, n’oublions pas que le succès et l’efficacité des actions menées par Repamo dépend étroitement de la déclaration spontanée des professionnels conchyliculteurs auprès des Affaires Maritimes (DDAM). Cette déclaration  doit se faire dans la semaine où la mortalité a été constatée ; passé ce délai, la détection d’agent pathogène est difficile, tout au plus on détecte ses conséquences chez l'animal sans que l'on puisse formellement en suspecter l'origine.

 

Pour plus d’informations, vous trouverez prochainement le rapport 2006 du réseau REPAMO au sein de votre section régionale conchylicole.

 

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Fig 1: Déclenchement de la procédure mortalité anormale Fig 2: Diffusion des résultats

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      Mise à jour
20/05/2011

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