Eutrophisation et algues invasives

Globalement, l'état du phytobenthos témoigne d'une certaine qualité du milieu vis-à-vis de l'eutrophisation. Cependant, le suivi de la végétation macrophytique met en évidence une régression des herbiers de zostères au profit des algues rouges dérivantes, espèces nécessitant des apports constants en nutriments (Ifremer, 2004).

D'autre part, la flore comprend près d'un quart d'espèces exotiques, actuellement 45 espèces sont recensées, (Figure suivante), dont la majorité de proviendraient du Pacifique, directement ou indirectement via d’autres sites aquacoles. L’évolution de l’activité conchylicole, à travers les importations de coquillage, est la cause la plus probable de l’introduction de ces espèces exotiques. Si certaines d’entre elles peuvent déjà être source de nuisances, comme l’algue brune invasives Sargassum muticum, le caractère récent de leur introduction ne permet pas de prévoir leurs futures répercussions sur la composition et le fonctionnement des communautés de macrophytes qui jouent des rôles essentiels dans les équilibres biogéochimiques de la lagune (Verlaque et al., 2002 ; Trousselier et al., 2003).

Les 45 espèces d’algues introduites dans la lagune de Thau actuellement recensées.