Les apports de nutriments à la laguneDe par sa position d'interface entre terre et mer, la lagune de Thau est soumise aux apports du bassin versant qui peuvent menacer la qualité des différents compartiments de l'écosystème et conduire à des dysfonctionnements. Les rejets domestiques et les effluents agricoles sont les deux principales sources d'apport en sels nutritifs (azote et phosphore) par le bassin versant. Les apports annuels d'azote sont estimés entre 198 et 300 tonnes et sont essentiellement d'origine agricole (SIEE, 1992). Les apports de phosphore à la lagune sont essentiellement d'origine domestique (70%). Malgré l'accroissement de la population observé, les rejets annuels de phosphore issus des activités humaines puisqu'ils sont passés de 135 tonnes en 1971 à 70 tonnes à 1996 par an, soit une diminution de près de 50% (Figure 18) (La Jeunesse, 2001). Cette baisse s'explique en grande partie par l'amélioration des procédés d'épuration sur le bassin versant depuis les années 1970 (raccordement de la population, mise en service de la station d'épuration de Sète, ). La diminution des surfaces de vigne et le traitement des effluents industriels ont contribué à la régression des apports dans une moindre mesure (La Jeunesse, 2001). La décroissance des apports par le bassin versant s'est accompagnée d'une baisse de 90% des concentrations moyennes annuelles de phosphate dans la colonne d'eau entre 1971 et 1994 (Souchu et al., 1998 b).
Estimation des apports de phosphore à la lagune de Thau par les activités humaines du bassin versant de 1971 à 1996 (d'après La Jeunesse, 2001).
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