Pollution par le TBT

Les teneurs en tributylétain (TBT) dans l'eau et des sédiments de la lagune dépassent en certains points les seuils environnementaux considérés comme nocifs pour les mollusques et plus particulièrement les élevages d'huîtres. La contamination par ce composé micropolluant organostanique a été suivi depuis 1997 au travers de deux indicateurs biologiques spécifiques : le chambrage des coquilles d’huîtres Crassostrea gigas et l’imposex chez le murex Hexaplex trunculus. des peintures antisalissures des bateaux, présente des effets biologiques notables, surtout en ce qui concerne la qualité marchande des huîtres et la sexualité des gastéropodes examinés (murex). Toutefois, cette contamination n’affecte pas la consommabilité des coquillages. Le TBT, dont l'utilisation est limitée réglementairement depuis 1982 et interdite depuis septembre 2003, a été retrouvé à des teneurs maximales dans la colonne d'eau (jusqu'à 10 ng/L en 2001) dans la zone d'influence du port de Sète, ainsi que dans les eaux des ports de Marseillan, Mèze et Bouzigues. La localisation de cette contamination, révélée également par les indicateurs biologiques, a mis en évidence l'existence de sources internes aux ports de la lagune.

Les résultats obtenus en 2002 sur la colonne d'eau montrent une diminution quasi générale des niveaux de contamination (jusqu'à 7 ng/L en 2002). Le taux de chambrage des huîtres est également en régression depuis 2002, bien que des taux élevés (57%) aient encore été observés en 2003 sur la zone conchylicole de Bouzigues (Ifremer, 2004).