Qualité microbiologique des coquillagesNormes bactériologiquesLes niveaux de contamination fécale des coquillages sont estimés dans le cadre du réseau REMI à partir des dénombrements mensuels de la bactérie Escherichia coli (en nombre d'E.coli/100g CLI[1]) sur 9 points répartis dans les zones conchylicoles de l'étang de Thau (Figure 28). Un classement réglementaire des zones de production conchylicole est effectué sur trois années consécutives afin de prendre en compte les fluctuations interannuelles selon les seuils établis par larrêté du 21 mai 1999 (Tableau suivant).
Estimation de la qualité microbiologique des zones de production de
coquillages en fonction des seuils de contamination
Localisation des points de prélèvements REMI. Le secteur conchylicole de Thau a été classé en A sur la base des teneurs en E. coli observées en 1995, soulignant la bonne qualité des eaux de l'étang cette année là. Depuis, les analyses colimétriques ont révélé des problèmes épisodiques récurrents de contamination et lanalyse des données pour la période 2001-02-03 montre que la qualité microbiologique estimée de la zone de Thau est B car 2,5% des résultats sont supérieurs au seuil maximum des 1 000 E.coli/100g CLI (Figure suivante ; Ifremer, 2004). Les événements pluvieux, constituent la première et principale cause dépisodes de contamination bactériologique des coquillages. Hors période de pluie, les rejets urbains non traités et dans une moindre mesure les dysfonctionnements des systèmes de traitement des eaux usées peuvent également être à l'origine de dégradations de la qualité sanitaire des coquillages en élevage.
Résultats
REMI Thau obtenus en surveillance régulière et alerte de 1998 à 2003. Contamination viraleUne étude menée sur la lagune de Thau d'octobre 1996 à septembre 1998 a montré la faible relation entre la conformité des coquillages aux normes bactériologiques et la teneur en microorganismes pathogènes humains, notamment des virus entériques (ex. Norwalk-like, astrovirus). Sur le site de Mèze par exemple, le virus Norwalk-like a été retrouvé dans 15% des prélèvements dhuîtres et les astrovirus dans 33% des cas. Ces virus, essentiellement à l'origine de gastro-entérites, ont été retrouvés dans les prélèvements d'huîtres majoritairement pendant l'automne et l'hiver avec un pic hivernal, soulignant l'influence des phénomènes saisonniers météorologiques (forte pluviométrie) et épidémiques (gastro-entérites dans la population) (Miossec et al., 2000). [1] CLI : Chair et Liquide Intervalvaire.
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