Le Schéma de Mise en Valeur de la Mer (SMVM)Le schéma de mise en valeur de la mer (SMVM) arrêté par décret en Conseil dEtat du 20 avril 1995, affirme la vocation prioritaire de la lagune : la conchyliculture et vaut directive daménagement qui simpose aux documents durbanisme (Schéma de cohérence territoriale, plan local durbanisme) pour laffectation et laménagement des espaces du bassin de Thau. Les SMVM qui portent sur une partie de littoral qui présente une unité géographique et maritime : un bassin ou une rade par exemple sont des outils spécifiques permettant la prise en compte du littoral dans une démarche globale daménagement du territoire. Ils ont pour objet de préciser la vocation de cet espace et dassurer la cohérence entre ses différents usages et notamment entre la protection de lenvironnement et le développement économique. Les SMVM ont été institués par la loi du 7 janvier 1983, complétée par l article 18 de la « loi littoral » du 3 janvier 1986. Leur contenu et la procédure de leur élaboration ont été précisés par un décret du 5 décembre 1986. Ils sont élaborés sous lautorité du préfet (de la région ou du département, selon le périmètre) et ils sont approuvés par décrets en conseil dEtat. La loi a donné une place relativement importante à ces instruments dans la hiérarchie des normes juridiques qui se traduit par un décret en Conseil dEtat ; ils ont les mêmes effets que Directives Territoriales dAménagement (DTA). En conséquence, les SMVM se situent à un niveau intermédiaire entre la loi « littoral » et les autres documents durbanisme (Schémas de Cohérence Territoriale, Plans Locaux dUrbanisme). Ces derniers doivent donc être compatibles avec les dispositions des SMVM. Les schémas ont vocation darbitrer entre les différentes utilisations de la mer et du littoral, grâce notamment à lapproche mer-terre qui les caractérise. Leur rôle est primordial en matière portuaire puisque la prévision de ces équipements par le SMVM détermine lautorité compétente pour créer les ports. Les SMVM sont un outil privilégié de gestion intégrée du littoral et sont à ce titre rappelés dans la loi dorientation pour laménagement et le développement durable du territoire du 25 juin 1999. La préservation des espaces qui le méritent et le développement des activités liées à la mer sont parmi les éléments déterminants de la fixation de la vocation générale des zones. En définissant les conditions de la compatibilité entre les différents usages de 1espace maritime et littoral, les SMVM assurent la cohérence de la protection et de laménagement sur une partie du territoire qui constitue une unité géographique pertinente. Actuellement, lélaboration dun SMVM relève juridiquement de la compétence de lEtat et la procédure est déconcentrée. Onze schémas ont été lancés jusquà ce jour : un seul schéma a été approuvé le 20 avril 1995, celui du bassin de Thau (Hérault). Lexpérience de ces dix dernières années montre un bilan mitigé. La concertation nécessaire entre ladministration, les élus locaux, les organisations professionnelles et les associations concernées a été intense et fructueuse. Mais déterminer la vocation des différents secteurs de lespace maritime et littoral est lourd de conséquences, dautant plus que le SMVM est un document dorientation à long terme dont les retombées concrètes immédiates ne sont pas forcément perceptibles. Ces critiques sont toutefois à nuancer. Le temps de maturation est long, car déterminer la vocation des différents secteurs de 1espace maritime et littoral est lourd de conséquences. Aussi, pour étayer au mieux les partis-pris daménagement, les études succèdent aux études. Ce souci de perfectionnisme est certes louable mais sur le terrain, les acteurs souhaitent de lopérationnel. Pour améliorer la situation il conviendrait de limiter le temps réservé aux études et de prévoir une structure de suivi et dévaluation du schéma une fois approuvé. Cette structure pourrait tenir compte des évolutions et modifier à moyen terme des choix qui napparaîtraient plus de la sorte, irréversibles (cette structure non prévue par le décret dapplication sest, de fait, mise en place dans lHérault pour le suivi du SMVM du bassin de Thau ; elle est prévue également dans le projet du SMVM de la Charente-Maritime). Des modifications sont envisagées dans le projet de modification du décret de 1986 pour permettre dafficher plus nettement le partenariat entre les différentes parties concernées par la mise en uvre des SMVM : Etat, collectivités locales, organismes socio-professionnels
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