| Mise à jour d'indicateurs du niveau d'eutrophisation des milieux lagunaires méditerranéens Les lagunes méditerranéennes sont des milieux particulièrement sensibles à l'eutrophisation. Il devenait urgent de mettre en place un réseau de surveillance pour connaître et hiérarchiser leurs niveaux d'eutrophisation, afin de mener des actions concrètes pour protéger ou restaurer ces écosystèmes de grande valeur; ce réseau est le RSL (Réseau de Suivi lagunaire). Suite aux réflexions menées dans le cadre du Schéma Directeur de lAménagement et de la Gestion de lEau (SDAGE) Rhône-méditerrranée-Corse et du Réseau Littoral Méditerranéen (RLM), lAgence de lEau sest portée maître douvrage dune étude visant à mettre à jour un outil dévaluation du niveau deutrophisation des milieux lagunaires Méditerranéens. Dans un premier temps, les résultats dune étude bibliographique réalisée par le Cemagref et lIARE avait identifié des indicateurs potentiels physiques, chimiques et biologiques de leutrophisation à travers les différents compartiments de lécosystème lagunaire (phytoplancton, macrophytes, macrofaune benthique, sédiments, eau). Le groupement Ifremer-Université de Montpellier II-creocean a été sélectionné pour cette étude. Neuf lagunes ont été sélectionnées pour constituer un pool de référence représentatif de la diversité des écosystèmes (géomorphologie, régime hydraulique, physico-chimie, écologie, utilisation) et des niveaux deutrophisation rencontrés sur le littoral méditerranéen. Il sagit des étangs de Salses-Leucate, de Bages, de lAyrolle, de Campignol, de Gruissan, de Thau, de lIngril, du Grec et de lOr, les plus grandes de ces lagunes ayant été découpées en plusieurs secteurs pour tenir compte de lhétérogénéité des milieux. Des campagnes de mesures ont été menées mensuellement pendant un an (1998-99) pour la colonne deau et le phytoplancton, en février 1999 pour les invertébrés benthiques et au cours lété 1999 pour les sédiments et la macroflore. Lanalyse croisée des résultats par variable et par lagune a permis de sélectionner, pour chaque compartiment, les variables pertinentes pour caractériser létat et/ou le niveau de leutrophisation. Les signes de leutrophisation vont se manifester dans des compartiments de lécosystème concernés par les apports en éléments nutritifs dans leau :
La mise à jour d'une grille de seuil des variables de l'eau pouvant permettre, au moins chaque année, dindiquer l'état trophique des environnements lagunaires, repose au préalable sur la définition des niveaux deutrophisation. Cette définition ne peut s'effectuer qu'à partir des variables biologiques indicatrices couplées à celles du sédiment très intégratrices dans le temps. |
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