Etendue des principales anoxies depuis 1975 (daprès FRISONI et CEJPA, 1989) et comparaison avec celle de 1997. Les secteurs en brun foncé représentent les principaux foyers de départ et les zones critiques à forte accumulation dalgues. L'extension maximale des malaïgues est en brun clair. Les tonnages indiquent les pertes en cheptel ostréicole. TendancesIl apparaît que le bassin de Thau montre une tendance décroissante à la crise anoxique en dépit de conditions météorologiques extrêmes. Cette tendance est à mettre en parallèle avec la diminution des concentrations en phosphates des eaux du bassin depuis 25 ans. Les phosphates constituent une bon traceur de leutrophisation car leur libération dans leau par les sédiments est en relation directe avec la charge en matière organique reminéralisable. Les aménagements entrepris sur le pourtour du bassin de Thau à partir de 1975, afin de diminuer les apports anthropiques (raccordement progressif des eaux usées aux stations dépuration, développement des lagunages) ont significativement amélioré les conditions trophiques de la lagune. Le risque de départ de malaïgue n'est toutefois pas éliminé, notamment si des conditions exceptionnelles de météorologie sont rencontrées et si un ensemble de règles relatives au nettoyage des bords d'étang, à la réduction des densités d'élevage, à l'élimination des déchets sous les tables et autour des zones conchylicoles ne sont pas observées (Bilan et recommandations qui ont suivi la crise anoxique de 1997) |
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