| En 2000, une étude de linfestation des huîtres par les polydores en Basse-Normandie a été lancée . Ce travail est réalisé dans le cadre dune thèse financée par le Conseil Régional de Basse-Normandie et la Section Régionale Conchylicole Normandie Mer du Nord. Objectifs
PrésentationLes polydores forment un complexe de 157 espèces dannélides de la famille des Spionidae, toutes caractérisées par la présence de soies aciculaires modifiées sur leur cinquième segment. Certaines perforent les coquilles dhuîtres et y creusent des galeries En Basse-Normandie, on trouve :
Progressivement, les branches en
U de leurs galeries sécartent lune de lautre et de la vase saccumule
dans cet espace, entraînant un amas de substances fétides riches en
hydrogène sulfuré peu agréable lors de louverture des huîtres. On
dit alors que lhuître est chambrée (ci-contre). Les huîtres
chambrées sont plus difficile à commercialiser, doù les recherches
menées.
Etude spatialeDes cartographies de linfestation ont été menées, notamment en Baie des Veys. Elles font ressortir le rôle prépondérant de la bathymétrie dans la répartition spatiale des polydores. Une exondation prolongée compromet la survie de ces annélides. Dans certaines zones délevage, les densités peuvent atteindre 600 polydores par huître
cartographie
d'infestation
Etude temporelleLe recrutement benthique est permanent en Normandie, mais il est possible de distinguer cinq périodes distinctespar an. Les polydores qui arrivent en été ont une meilleure survie, mais la période d'infestation la plus préjudiciable à la qualité des coquilles est celle de début dannée civile. Seule 1/10ème de la population survit plus dun an. ApplicationsPlusieurs possibilités soffrent aux conchyliculteurs bas-normands. En préventif : un décalage de la date de mise en élevage (à partir de fin mars) ou un transfert des cheptels vers des parcs peu infestés durant le début de lannée. En Curatif : un transfert vers des zones peu infestées à partir de juin pour une vente en décembre, ou bien un traitement par saumurage. Le saumurage consiste à plonger les poches dhuîtres pendant une demi-heure dans un bassin sursaturé en sel. Cette opération est suivi dun assec dune nuit qui favorise la cristallisation du sel dans les galeries des polydores. Ces derniers implosent alors à plus de 99%. Lhuître peut alors recouvrir dune nouvelle couche de coquille les traces laissées par les galeries. |
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