Le REMORA, pour " REseau MOllusques des Rendements Aquacoles " est un réseau national de l’Ifremer dont l’objectif est d'évaluer, chaque année et sur l’ensemble des zones de production conchylicole françaises, les niveaux de survie, la croissance et la qualité des huîtres creuses. Ce réseau permet d’élaborer des aides à la gestion des bassins ostréicoles (données de base pour l’élaboration des schémas des structures) et sert de référentiel pour des études scientifiques (sur les écosystèmes et leurs productivités respectives, sur les mortalités estivales et la recherche de leurs causes…).

Il a été initié en 1993, et comprend 45 stations de suivi au total, dont 10 en Normandie.

Afin de compléter régionalement ce réseau, le LERN et le SMEL ont développés à partir de 1998 un réseau complémentaire, le REMONOR (pour "REseau MOllusques NORmand"), dont les stratégies de suivis et d’échantillonnage, ainsi que les protocoles opératoires, sont identiques à ceux du REMORA, et qui compte, en 2003, 17 stations réparties entre les 4 bassins conchylicoles normands.

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Les principaux résultats acquis en 2003 dans le cadre des réseaux REMORA/REMONOR sont les suivants :

Mortalité

L'année 2003 se révèle, sur l'ensemble des bassins bas-normands, comme une année à faible mortalité tant pour les adultes que les juvéniles (moyenne régionale : 6%). Les mortalités les plus élevées ont été observées le long de la côte est Cotentin et uniquement sur des cheptels adultes (18,8 % sur Utah-Beach). Sur les autres bassins (côte ouest, côte est Cotentin et Meuvaines), les taux de mortalités ont été très homogènes et n'ont pas dépassé un maximum de 7% chez les adultes et 5% chez les juvéniles.

Croissance

La période printanière a été la plus favorable pour la côte ouest du Cotentin, alors que le secteur de Meuvaines s'est caractérisé par une croissance très réduite. Cette tendance ne s'est pas poursuivie pendant l'été. En effet, pour les huîtres adultes, seuls les secteurs de Lingreville, de Chausey et de la Baie des Veys ont bénéficié d'une croissance estivale. Concernant le naissain, ces croissances ont été plus homogènes. Comme pour les huîtres adultes, les secteurs de Lingreville et de la Baie des Veys se révèlent les plus productifs.

Maturité sexuelle

Le cycle de reproduction a été homogène sur l'ensemble du réseau jusqu'à la fin du printemps. Des différences marquées sont apparues ensuite pendant la période estivale. Alors que les huîtres de la Côte Ouest et de la Côte Est connaissent une ponte généralisée, on note des comportements assez différents sur la Baie des Veys, Meuvaines et dans le nord de la Côte Est (Coulège, Tocquaise) où ces pontes semblent partielles pendant l'été (coexistence d'huîtres "très grasses" et "maigres"). Cette particularité a déjà été observée par le passé, en particulier en 2000 en Baie des Veys. Concernant le "naissain", il ressort que les deux bassins du Calvados (Baie des Veys, Meuvaines) présentent des conditions propices au démarrage du cycle de maturation dès la première année d'élevage.

Qualité commerciale (Indice de remplissage)

L'année 2003 est tout à fait conforme au schéma habituel. Les stations de la Baie des Veys et de Meuvaines produisent des huîtres catégorisées en "spéciales" alors que les huîtres de la côte ouest présentent des indices systématiquement inférieurs à 10,5 ("Fines").

Infestation par l'annélide Polydora  

Cette infestation reste un problème préoccupant pour les secteurs nord de la côte est Cotentin et ceux proches de la baie des Veys. Ailleurs, les taux d'infestation restent faibles, que ce soit chez les adultes ou les juvéniles.

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