Le laboratoire conduit ou participe actuellement à 11 projets de recherche appliquée différents.

Certains de ces projets s’inscrivent dans le cadre des activités institutionnelles et pérennes de l’Ifremer. C’est le cas des cinq réseaux de surveillance que sont le REMI (Réseau Microbiologique), le REPHY (Réseau de suivi du PHYtoplancton et des phycotoxines), le REMORA/REMONOR (Reseaux Mollusques), le REPAMO (Reseau Pathologie Mollusques) et le RNO (Réseau National d’Observation de la qualité du milieu marin).

Quatre projets sont réalisés dans le cadre de contrats ou avec le soutien financier des collectivités locales ou régionales et de l’Etat : 

le programme "aide à la décision", comprenant le développement d’un SIG et l’acquisition de modèles hydrodynamiques 2D couvrant l’ensemble du littoral de Basse Normandie a été lancé en janvier 2000 en partenariat avec le Conseil Régional de Basse Normandie, les 2 Conseils Généraux Bas-Normands et l'Agence de l'Eau Seine Normandie (Contrat de Plan Etat Région Basse Normandie 2000/2006).

Un nouveau projet nommé "OGIVE" (Outils d'aide à la Gestion Intégrée et à la valorisation des Ecosystèmes conchylicoles normands) a débuté fin 2005. Son objectif est de développer des outils utilisant les systèmes d'information géographique et la modélisation mathématique pour aider à mieux gérer les zones de production de mollusques en Basse-Normandie. Nos partenaires son l’Etat, l’Union Européenne, le Conseil Régional de Basse Normandie, le Conseil Général du Calvados, le Conseil général de la Manche (via le SMEL), l’Agence de l’Eau Seine Normandie et la Section régionale Conchylicole.

Deux nouveaux réseaux sont également en phase finale de développement, dans le cadre de la mise en place de la DCE (Directive Cadre sur l’Eau de l’Union Européenne). Il s’agit du RHLN (Réseau Hydrologique Littoral Normand, mené en collaboration avec l’Etat, le Conseil Régional de basse Normandie, le Conseil Général de la manche/SMEL, et l’Agence de l’eau Seine Normandie) et du REBENT (REseau BENThique Manche).

Deux projets ont pour objet de suivre les rejets non actifs des implantations nucléaires littorales de Normandie : le projet IGA (Impact des Grands Aménagements ; suivi de l’impact des rejets non actifs des centrales électronucléaires littorales d’EDF), et le projet COGEMA (suivi de l’impact des rejets non actifs du site de retraitement de la Hague).

Par ailleurs, certains suivis ou programmes, menés ces dernières années, se sont achevés récemment, parmi lesquels il convient de citer :

  • Le projet de reconquête de la qualité sanitaire des zones de production du secteur conchylicole de St Vaast la Hougue (programme St Vaast, sous maîtrise d’ouvrage de la SRC Normandie Mer du Nord)

  • Le programme MOREST (MORtalité ESTivale d’huîtres), dont l’un des sites pilotes de suivi est la baie des Veys.

  • Le projet d’évaluation des niveaux de contamination des principales espèces d’intérêt halieutique en baie de Seine (programme "contamination métallique" dans le cadre de Seine Aval II).

En outre, le laboratoire a participé et participe encore à des projets de développement technologique ayant pour objectif la mise au point de nouveaux outils d’acquisition de données renseignant sur la qualité des eaux côtières : projet pilote "MAREL" en baie de Seine, MAREL Estran, Marel Smatch, et programme "couleur de l’eau".

Enfin, le laboratoire a été fortement mobilisé à l’occasion du naufrage du chimiquier Ievoli Sun afin de développer un réseau de surveillance des contaminations potentielles par le styrène de l’eau, de la faune et la flore marines tout au long des côtes du Cotentin.