Bilan d’étape contrasté


Alexandre et Jean-Jacques s’affairent autour d’un OBS tout juste sorti de l’eau.
Photo Emmelyne Mitard (IPGP)

Après une plongée prometteuse, l’extraction des données des instruments remontés de l’observatoire a donné des résultats mitigés. Première mauvaise surprise : le module d’observation biologique TEMPO qui avait transmis des photos du fond pendant 5 mois n’a pas enregistré ses séquences vidéo comme prévu. Il faudra plusieurs heures d’investigation pour trouver l’origine de la panne. Heureusement, des données physico-chimiques ont été acquises à proximité de la faune hydrothermale, montrant notamment une augmentation significative de température qui semble reliée à la croissance d’une petite cheminée. Du côté du nœud ouest, la jauge de pression permanente n’a enregistré qu’un mois de données mais le sismomètre grand fond a détecté près de 200 événements (séismes et trémors) au cours des 8 derniers mois.

Pendant le reconditionnement de Victor, les opérations de surface se sont poursuivies avec un profil CTD à 2800m au nord de Lucky Strike et la relocalisation et la récupération de sismomètres du réseau d’observation. Ces derniers ont enregistré des données de qualité qui nous renseigneront sur l’activité sismique de la zone de Lucky Strike.

Après la mise à l’eau de l’ascenseur, Victor a rejoint les sites hydrothermaux du sud-ouest du lac de lave pour y effectuer des prélèvements de fluides et le remplacement de sondes de température laissées au fond depuis octobre.





Romuald rince l’OBS à l’eau douce. Photo Emmelyne Mitard (IPGP)




L’édifice hydrothermal South Crystal. Photo Victor6000




Panier garni pour Victor6000 : sondes de température, boîte d’échantillonnage biologique, mire,
marqueurs, seringues de prélèvement de fluides. Photo Victor6000




Cartes électroniques de transmission de données de la bouée BOREL en phase de test.
Photo Jérôme Blandin (Ifremer)