La mémoire des roches


Un fragment de cheminée hydrothermale éteinte contenant des oxydes de cuivre,
prélevé pour datation du site Sintra. Photo Victor6000

La cinquième plongée avait pour objectif de poursuivre les opérations sur la zone de Lucky Strike. Petite nouveauté au programme, nous avons échantillonné de la roche ! Le défi : trouver d’anciennes structures de sulfure qui serviront à dater les différents sites hydrothermaux. La tâche s’avère difficile car la roche est extrêmement friable et se délite sous l’action de la pince du sous-marin. Plusieurs échantillons ont finalement été recueillis dans le panier. Victor a poursuivi sa ronde en visitant les sites Sintra, Y3, Tour Eiffel et Montségur. Des aspirateurs à faune ont permis de ramener des organismes de tous ces édifices.

A bord la cadence s’accélère au fur et à mesure que les échantillons sont apportés par l’ascenseur. Le dépouillement de la faune sur les substrats a nécessité plusieurs heures de tri dans le laboratoire humide. Le sous-marin et le Pourquoi pas ? ont quitté la zone hydrothermale active en fin de journée pour rejoindre une zone située à l’écart de la dorsale atlantique. Ce transit de 2,5 km durera environ deux heures...





Le zodiac du Pourquoi pas ? récupère l’ascenseur. Photo Cédric Boulart (OMP/GET)




Pierre-Marie sort la caméra de l’ascenseur. Cette caméra a enregistré des images sur une moulière
pendant une douzaine d’heures. Photo Emmelyne Mitard (IPGP)




Un échantillon de la formation rocheuse en plaques ("slab")
que l'on trouve autour des sites sud-est du champ hydrothermal de Lucky Strike,
prélevé pour identification. Photo Victor6000




Évents hydrothermaux sur le site Montségur. Photo Victor6000