Apports des bassins versants


Un sixième facteur de risque : les apports des bassins versants

 Une forte variabilité des mortalités a été observée selon les années. Cette variabilité semblait associée aux différences de pluviométrie. Une étude approfondie a été réalisée en baie des Veys pour étudier sur les dix dernières années, les apports des rivières en eaux douces et en flux de composés terrigènes.

Résultats

On observe en effet une très grosse différence d’apports d’eau douce selon les années. De même, les flux de nitrates, de phosphore et de matière en suspension suivent ces débits.


Sources débits-flux : Réseau National de Bassin (Diren Basse Normandie, Agence de l'eau Seine Normandie)

Il existe une relation significative qui expliquerait, en Baie des Veys, plus de 50% des mortalités par les débits des rivières et donc leur composition. 

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Conséquences

Ces premières relations sont aussi significatives à l’automne qu’au printemps. Ce sont donc bien les apports annuels qui sont importants. Plusieurs explications sont à l’étude :

-        Les apports d’engrais favoriseraient la production de phytoplancton, ce qui augmenterait l’effort de reproduction et donc le risque.

-        La matière en suspension constitue aussi une source de matière organique, qui peut être soit  une source de stress au moment de sa transformation dans le sédiment pour donner des sulfures, soit un réservoir possible pour les vibrios parmi lesquels se trouvent le bactéries dont le pouvoir pathogène est variable.

 

Les apports annuels des rivières du bassin versant de la baie des Veys expliquent la moitié de la variabilité inter-annuelle des mortalités estivales. Les études à venir viseront à dresser sur les différents bassins conchylicoles, des valeurs seuils des apports d’eau annuels et de leurs contaminants.  

 

 

Mis à jour le 24/03/06
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