Pathogènes



Reproduction et système de défense

La question se pose de savoir si il reste alors assez d’énergie pour que l’animal puisse se défendre contre des agressions comme un stress ou des pathogènes opportunistes.

Expérimentation

Un premier essai d’injection de bactéries pathogènes opportunistes isolées d’huîtres moribondes, provoque des mortalités chez les huîtres les plus nourries. Il y aurait donc bien un problème de diminution des capacités de défense en relation avec la forte mobilisation énergétique associée à la reproduction.


On observe une baisse sensible du nombre de cellules de défense (hémocytes) pendant la période de reproduction, comme pour la majorité des paramètres décrivant le système de défense.

La sensibilité des huîtres aux pathogènes opportunistes est d’autant plus grande que leur niveau de nourriture a été élevé. Il semble que le déficit énergétique constaté alors ne permette pas au système immunitaire de fonctionner.

Les pathogènes opportunistes

Les virus : il a été trouvé depuis plusieurs décennies un virus dit Herpès virus, qui en fait se rencontre surtout dans le cadre de certaines mortalités de juvéniles, particulièrement ceux qui ont plutôt subi un stress de manipulation pendant la période à risque. En aucun cas ce virus n’explique la totalité des mortalités estivales. On peut penser avec le recul qu’il fait parti des opportunistes. 

Les bactéries : il a été isolé de nombreuses souches bactériennes parfois majoritaires dans le système circulatoire (hémolymphe) des huîtres moribondes. Les identifications moléculaires de ces bactéries qui appartiennent généralement au genre Vibrio montrent une certaine diversité d’espèces ou de souches. Parmi plus de 300 isolats, on obtient plus de 4 groupes qui sont relativement proches mais bien distinguables.

 

Parfois, aucun agent pathogène n’a pu être isolé alors que des mortalités ont été observées. On peut alors se demander si les pathogènes échappent aux méthodes d’analyse, ou s’il existe des cas où la mortalité serait possible en dehors de toute infection. Ces cas semblent assez rares.

 

Les pathogènes opportunistes qu’ils soient virus ou bactéries peuvent infecter les huîtres surtout après un premier contact avec des huîtres déjà infectées. Ces pathogènes constituent donc un quatrième risque 

 

 

Mis à jour le 13/03/06
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