Réduction de l'effet associé à la reproduction



  • Réduire l'intensité de reproduction

    Cette intensité dépend de la nourriture printanière et automnale. La réduction des apports trophiques peut permettre de réduire l’intensité de reproduction. Ceci peut s’envisager de plusieurs façons :

    • Transférer transitoirement les cheptels dans un site moins poussant : autre site ou eau profonde.

      Avant les poussées de printemps, il paraît possible de réduire l’effort de reproduction quand on transfère des huîtres dans un site moins riche ou en eau profonde. On prévoit un retour sur le site d’origine quand les principaux blooms y sont passés, ou quand la température repasse en dessous de 19°C. Ceci permet de diminuer le risque comme on a pu le montrer en Baie des Veys : les lots ont été transférés en avril de la baie des Veys qui est très riche vers la côte ouest de Normandie (plus pauvre en phytoplancton) et en les ramenant fin août. Ceci n’est envisageable que si la récupération de croissance peut se faire à l’automne, ce qui est en cours de démonstration. Cette pratique est décrite au Japon.

Mortalité des huîtres transférées d’avril à septembre sur la côte ouest Cotentin (bleu)
puis réimplantées en Baie des Veys (rouge)
avant le début des mortalités des huîtres restées en Baie des Veys (vert).


    • Déplacer les cheptels en haut de l’estran :

      Transférer en première année les cheptels au printemps en haut des parcs (entre coeff 30 et 40) pour réduire le temps d’immersion et donc le temps de nutrition. De ce fait on réduit l’effort de reproduction et on divise par plus de deux fois la mortalité estivale (25 à 10%). Cette réduction de mortalité selon le coefficient d’exondation est observée dans les données statistiques et fait l’objet d’études en cours

Méthode d’endurcissement sur le haut de l’estran :

Mortalité en fonction du coeff. de marée,


Méthode d’endurcissement sur le haut de l’estran :

Croissance des huîtres restées d’avril à fin août à différents coeff. de marée, puis élevées à partir du 1er septembre sur un même site (coeff.70).



  • Réduire le risque associé à la durée de la reproduction :
  • Le risque paraît évité après la ponte. Dans les sites les plus froids, la maturation se produit, mais l’eau reste trop froide pour que la ponte se déclenche (<20°c). Dans ce cas, le risque associés à la reproduction reste élevé. Tout stress supplémentaire doit être évité au maximum car si une mortalité à commencé à partir de 19°C, elle peut alors perdurer deux à trois mois quand les huîtres sont encore en lait.

 
Mis à jour le 09/03/06
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