Solutions environnementales



    Les solutions envisagées sont actuellement de deux sortes en liaison avec la connaissance des bassins versants et le suivi de la température:

  • Évaluer les risques associés aux bassins versants

  • Le programme Morest montre en 2003 un risque important associé aux apports annuels des rivières du bassin versant en baie des Veys.
    Si l'effet sur les mortalités passe par les apports associés aux activités humaines (matière organique, engrais, pesticides...), suite au lessivage des terres, la pluviométrie annuelle qui gouvernent ces débits n'est pas maîtrisable.
    Par contre, les concentrations en ces composés dans les rivières peuvent être gérées s'il est possible de définir un seuil admissible.

    Sur l’ensemble des sites : pour l’instant, la succession d’années relativement sèches depuis 2002 à 2005 s’est traduite par une baisse moyenne des mortalités estivales dans les secteurs influencés par des apports importants d’eau des bassins versants


    Relations entre le apports d’eau en Baie des Veys à l’automne ou au printemps et la mortalité observée l’été suivant.

    Une analyse complémentaire des données de la base Remora montre que sur l’ensemble des sites la mortalité des huîtres de deux ans est associée à la pluie.
    Celles d’un an le sont avec l’abondance de nourriture (chlorophyle « a ») et la température (conditions nécessaires à atteindre un stade de gamétogenèse assez avancé)

      Relation entre : 

      quantités annuelles d’eau arrivant en Baie des Veys, apports de nitrates (- NO3) apports de matière en suspension (- MES)  mortalités moyennes annuelles et estivales

    • Définitions des seuils
      Les années sans mortalités correspondent aux années de faibles pluies et faibles débits. Les composés qui arrivent malgré tout ces années là à l'échelle annuelle, constituent un seuil annuel admissible.

      Aux débits qui sont associés à des mortalités supérieures à 20%, les apports peuvent être considérés comme incompatibles avec l'ostréiculture.

      Par contre si la concentration des composés pouvait être diminuée selon un calcul basé sur les années pluvieuses, de telle sorte que l'apport annuel reste de l'ordre du seuil annuel admissible, le risque serait alors réduit. L'ordre de grandeur de cette réduction de concentration est le rapport des débits entre les années à risque et sans risque . En baie des Veys il correspond en moyenne à un facteur 2, ce qui signifie que la réduction des concentrations par 2 des composés charriés par les rivières serait un bon objectif. Il est envisageable par exemple d’étudier si des couverts végétaux hivernaux peuvent réduire les lessivages des sols de cet ordre de grandeur
    • Prédire le risque des mortalités estivales
      Les corrélations observées entre débits des rivières en automne et les mortalités estivales  pourraient permettre de prédire le risque 6 mois à l'avance, si on peut les consolider par une série de mesures sur du plus long terme. Cette information permettrait alors aux producteurs d'envisager des mesures zootechniques préventives uniquement les années à risques
  • Prédire la date de la mortalité

    • La mortalité a été systématiquement observée à partir du moment où la température dépasse les 19°C pendant quelques jours.

      Le suivi de la température sur site (2h autour de la pleine mer) avec des sondes appropriées, permet de prédire entre les sites, la période à partir de laquelle le risque deviendra maximum.

      Pour un même site, la variation annuelle devrait se situer autour d’une à deux semaines

    Exemple d’enregistrement de température en 2004 sur les sites de la rivière d'Auray , du bassin de Marennes-Oléron etde la baie des Veys.

     
 
Mis à jour le 13/05/06
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