Une mer pleine de moutons
Légende : Toute la complexité d'un engin comme Victor 6000...
Début de la quatrième semaine en mer pour la campagne Serpentine. Sur le pont des manuvres, quand on regarde à l'arrière du bateau, on voit une fois la mer, une fois le ciel. Ce n'est pas que le soleil n'est pas au rendez-vous, mais les alizés soufflent à plus de 30 nuds et la houle est bien formée, laissant quelques moutons courir par-ci par-là. Jusqu'ici, tout va bien si le bateau ne se met pas travers au vent ! Ce matin, quelques incidents techniques ont obligé Victor 6000 à anticiper sa remontée vers la surface. Même les technologies les plus pointues ne sont pas à l'abri d'un petit souci. Les données microbathymétriques ont tout de même été enregistrées avec le sondeur multifaisceaux du ROV, ce qui permettra d'obtenir des cartes 3D d'aussi bonne résolution que celles réalisées sur Ashadze. Poursuivant le planning affiché au PC scientifique, au pont 7, une seconde bathysonde a été immergée puis récupérée sur le site Logatchev, afin de localiser de nouvelles zones actives. Dans le container de
7 tonnes dédié aux travaux de chimie, transbordé spécialement dans le hangar du
Pourquoi pas ? pour la campagne, les chimistes s'activent. Afin de récupérer les premières roches de ce second site hydrothermal, une drague a été mise en uvre en début d'après-midi. Quelques 500 mètres vont être ratissés à cette occasion. Les géologues pourront alors comparer les échantillons entre les deux sites hydrothermaux. Mais à l'heure où nous écrivons ces quelques lignes, elle n'est pas encore remontée Alors, affaire à suivre !
Portfolio
Photos : © Ifremer / Serpentine 2007 / Daniel Desbruyères
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