Le Premier ministre a inauguré le bâtiment du siège social de l'Ifremer

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Vue aérienne du nouveau bâtiment du siège de l'Ifremer

Vue aérienne du nouveau bâtiment du siège de l'Ifremer

Cofinancé par l’État et les collectivités territoriales, le siège social de l’Ifremer se situe sur le plus grand centre de recherche scientifique de l’institut. Il héberge les services centraux et la gouvernance de l’institut anciennement situés à Issy-les-Moulineaux. Baptisé « Bougainville », ce bâtiment construit selon les normes référencées Haute Qualité Environnementale (HQE) s’inscrit dans la démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) qui guide aujourd’hui l’action de l’institut.

Réactions

Jean Castex, Premier ministre

« L’Ifremer est un haut lieu de recherche et d’innovation qui contribue au rayonnement de la France. Les technologies les plus avancées y sont déployées et la dynamique de coopération des entrepreneurs de demain en sort renforcée. C’est au large de nos côtes, dans les grands fonds marins et sur le pont des navires, que nous affirmerons notre ambition : celle que la France occupera la première place dans le Grand Siècle Maritime qui s’ouvre devant nous»

François Houllier, Président directeur général de l’Ifremer

« Selon une étude récente, la pointe occidentale de la Bretagne est le premier site majeur en France pour la recherche en sciences et technologies marines. Il y a donc une forme de cohérence de voir le siège de l’Ifremer implanté à cet endroit, au sein d’un riche réseau de partenaires. Cette inauguration coïncide avec le début de la décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable : l’Ifremer va pleinement s’y impliquer et s’attacher à faire connaître les recherches qu’il mène ici en Bretagne, comme sur l’ensemble des façades maritimes de l’hexagone, dans les outre-mer et sur les trois grands océans. »

Loïg Chesnais-Girard, Président de la région Bretagne 

« Cette inauguration du siège de l’Ifremer confirme la place mondiale qu’occupe la Bretagne dans le domaine maritime. La décision de déplacer le siège de l’Ifremer d’Issy les Moulineaux à Brest inscrite dans le pacte d’avenir pour la Bretagne est le fruit d’une mobilisation sans faille des élus bretons. L’Ifremer est un leader mondial de la recherche scientifique et technique maritime et c’est une force et une fierté de le voir se développer à Brest et dans toute la Bretagne. »

Nathalie Sarrabezolles, Présidente du Conseil départemental du Finistère

« Le transfert du siège d’Ifremer dans le Finistère à Brest, attendu depuis de nombreuses années, vient conforter le positionnement de notre territoire au niveau mondial dans le domaine des sciences et technologies de la mer. Je salue le travail partenarial mené entre l’Etat et les collectivités locales pour permettre à Ifremer d’accueillir, dans les meilleures conditions, son siège social en Finistère. C’est un gage de confiance et je suis convaincue que ce positionnement stratégique permettra de développer de nouveaux liens et partenariats avec les nombreuses structures présentes sur site. »

François Cuillandre, maire de Brest et Président de Brest métropole

« Annoncée dans le cadre du Pacte d’Avenir pour la Bretagne par le Premier ministre en décembre 2013, la localisation à Brest du siège national d’Ifremer est une décision politique forte qui confirme la toute première place du pôle des sciences et technologies marines de Brest au niveau national et international. Elle conforte l’ambition d’une croissance bleue portée par la démarche « Brest, Campus Mondial de la mer » : développer et faire rayonner notre excellence scientifique et industrielle maritime au plan national et international. »

Le centre Ifremer de Bretagne, un pôle important pour les sciences océaniques en France

Avec la métropole de Brest comme port d’attache de son siège, l’Ifremer a fait un choix stratégique en rejoignant son plus grand centre de recherche et de nombreux organismes de recherche partenaires.

Aujourd’hui 900 personnes sur les 1500 que compte l’Ifremer travaillent sur le centre Bretagne, en très grande majorité à Plouzané, mais aussi à Concarneau, Dinard et Lorient.

Tous les domaines scientifiques de l’institut y sont représentés : l’halieutique et l’aquaculture, les écosystèmes des grands fonds et la géologie marine, l’observation de l’océan et de l’environnement côtier, les énergies marines renouvelables, l’économie de la mer. D’importants moyens expérimentaux tels que le bassin d’essais de génie océanique, le site d’étude en mer de Sainte-Anne du Portzic et des plateformes expérimentales y sont mis en œuvre.

La localisation du siège à Brest permet aussi de resserrer les liens entre les personnels administratifs et les équipes scientifiques du centre Bretagne et de la direction de la Flotte océanographique française que l’institut opère depuis son unification en 2018. Le site de Plouzané héberge également des équipes du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de l’Université de Bretagne occidentale (UBO), de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES),). Il accueille la direction de l’infrastructure européenne EuroArgo qui observe les relations entre l’océan et le climat, OceanOps, le centre technique mixte de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et de la Commission océanographique intergouvernementale (COI - Unesco) pour l'océanographie et la météorologie maritime, la direction de la filiale Genavir et le siège de l’Institut polaire français Paul-Émile-Victor (IPEV).

Au sein du Campus mondial de la mer, l’Ifremer bénéficie surtout d’un écosystème florissant en termes d’enseignement supérieur et de recherche en sciences et technologies marines. Les équipes de l’Ifremer nourrissent et bénéficient de nombreuses collaborations avec des équipes de l’UBO, de l’IPEV, du Service hydrographique et océanographique de la Marine (Shom) ou encore de plusieurs écoles d’ingénieurs : l’École nationale supérieure des techniques avancées de Bretagne (ENSTA Bretagne), l’École Navale, l’École nationale supérieure Mines-Télécom Atlantique Bretagne-Pays de Loire (IMT Atlantique), l’École nationale d’ingénieurs de Brest (ENIB). L’Ifremer tire également parti du Technopôle Brest Iroise et des collaborations avec les entreprises rassemblées dans le pôle de compétitivité Mer Bretagne Atlantique.

Financé par l'État et les collectivités territoriales

Le financement de l’ensemble des opérations liées au transfert du siège de l’Ifremer sur le site de Plouzané a été assuré par l’Etat, la Région Bretagne, le Département du Finistère et Brest métropole. Les collectivités territoriales ont en particulier couvert la construction du nouveau bâtiment du siège à Plouzané. Elles ont aussi financé l’accompagnement des 14 salariés précédemment installés à Issy-les-Moulineaux et qui ont accepté de poursuivre leurs missions à Plouzané.

Un bâtiment très respectueux de l’environnement

Depuis l’automne 2020, 160 salariés permanents de l’Ifremer peuvent profiter des services fournis par ce nouveau bâtiment. Avec son extension de plus de 2100 m2 greffée sur un bâtiment préexistant, il bénéficie d’une approche dictée par le référencement Haute Qualité Environnementale. Il a été conçu par le cabinet d’architecte nantais DLW.

« Ce bâtiment que nous inaugurons aujourd’hui, ouvre un nouveau cycle de construction de bâtiments sur le centre de Plouzané, toujours en s’attachant à réduire notre empreinte écologique, mais également en intégrant les nouvelles approches permises par la généralisation du télétravail et de la téléprésence », annonce Antoine Dosdat, conseiller du PDG et anciennement directeur du centre Ifremer de Bretagne jusqu’en  2020.

Sa construction fait appel à un volume important de matériaux biosourcés comme en témoigne l’enveloppe extérieure du bâtiment recouverte d’un bardage de 60 000 tuiles de châtaigniers issues des forêts situées dans le département de la Creuse. D’autres dispositifs soulignent le caractère ambitieux du projet en termes de développement durable :

  • Limitation de l’usage du béton,
  • Production d’énergie photovoltaïque (pour 15 % de la puissance installée),
  • Système de ventilation naturelle qui utilise le vent et les différences de température entre intérieur et extérieur pour assurer le renouvellement de l’air dans le bâtiment en été,
  • Isolation poussée grâce à des enveloppes extérieures en bois et laine de lin,
  • Calcul d’un facteur de lumière jour (FLJ) pour atteindre le référentiel fixé pour la qualité environnementale des bâtiments Certivea,
  • Cuve de récupération des eaux pluviales pour les besoins en eau du bâtiment (sanitaires).

Les performances du nouveau bâtiment permettent de diviser par un facteur 4 les émissions de carbone par rapport à l’ancien bâtiment.

Nous remercions nos partenaires et financeurs