Opération de chalutage depuis le Thalassa

Opération de chalutage depuis le Thalassa.

Le Thalassa

L'observateur des poissons
Le Thalassa se différencie des autres navires de la Flotte océanographique française (FOF) par sa capacité à accomplir notamment des missions halieutiques à grande échelle. De l'Atlantique à la mer du Nord, les scientifiques à bord prélèvent et mesurent des poissons des différentes espèces. Connaître ces populations contribue à l'exploitation durable de l'océan.

Caractéristiques

Longueur
75 m
Autonomie
60 jours
Vitesse moyenne
11 nœuds (20 km/h)
QG scientifique et laboratoires
120 m²
Grue arrière
10 t
Treuil de dragage
600 m
Salle de tri des poissons
130 m²
Cale de congélation
23 m²

Missions

Pour tendre vers une pêche durable

Chaque année, les campagnes halieutiques du Thalassa permettent de suivre l'évolution des communautés de poissons sur toute la façade atlantique, dans le contexte du changement global (climat et ressources). Pour la campagne IBTS par exemple, durant 20 jours en Manche et mer du Nord, plus de 10 000 poissons sont ainsi étudiés afin d'établir les quotas de pêche.

Un observatoire au fond des canyons

Dans le cadre des campagnes Chereef, débutées en 2021, le Thalassa embarque Ariane chaque année dans le golfe de Gascogne. Le robot plonge à -1 000 mètres au fond des canyons pour installer et entretenir un observatoire des récifs de coraux profonds d’eau froide. Des prélèvements et des vidéos quotidiennes sont prévus jusqu'en 2027.

La nouvelle jeunesse du Thalassa

Installation d'une grue océanographique, de nouveaux sondeurs et d’un pénétrateur de sédiments, réaménagement des labos et du QG scientifique, remplacement de la commande du moteur et du système de gestion d’énergie : le navire a été amélioré en 2017 pour élargir ses missions, de la cartographie aux géosciences, jusqu'en 2035.

Mise à l'eau d'Ariane depuis le Thalassa.

Laurent Berger, responsable du service Acoustique Sous-marine et Traitement de l'Information, à l'Ifremer. Centre Ifremer de Brest, 2022.
Laurent Berger
Ifremer | Responsable du service Acoustique Sous-marine et Traitement de l'Information
Sous la coque, ce bateau silencieux a des équipements acoustiques de pointe. Une quinzaine d'antennes permettent d'étudier les courants, les sédiments ou de cartographier. Plusieurs sonars détectent et quantifient les poissons, mais aussi le plancton.