Pollution & contamination

Le milieu marin côtier est marqué par les activités humaines. Rejets industriels, agricoles, ou encore déchets urbains dans un contexte d’augmentation de la densité de population… Depuis les années 1980, l’Ifremer surveille la qualité du milieu marin côtier français, améliore les méthodes de prévision d'évolution en vue d'une préservation et d'une restauration du milieu. Aujourd'hui des points de vigilance persistent, mais des phénomènes de résilience apparaissent également.

Comprendre

Des pesticides dans les océans, quelles conséquences ?
Chaque année, 55 000 à 70 000 tonnes de pesticides sont vendues en France métropolitaine et dans les Outre-mer. Ces pesticides sont très majoritairement utilisés à terre mais on retrouve les molécules qui les composent jusque dans les océans. L’Ifremer étudie les effets de cette pollution chimique sur les organismes marins et la persistance des pesticides dans l’environnement marin. En effet, on retrouve dans l’océan des pesticides anciens, interdits et non utilisés depuis des années, voire des décennies.

Données marquantes

Chiffre clé

80 %

de la contamination du milieu marin vient de la terre

Carte

Carte Surveillance des contaminations chimiques

Surveillance des contaminations chimiques 2019.

À l'Ifremer sur le sujet

Unités de recherche & Délégations

Unité CCEM

Unité Contamination Chimique des Ecosystèmes Marins
Nantes

Unité MASAE

Unité Microbiologie Aliment Santé Environnement
Nantes

Unité ASIM

Unité Adaptation et Santé des Invertébrés Marins
La Tremblade

Unité EMMA

Unité Expérimentale Mollusques Marins Atlantique
Bouin, La Tremblade

Unité BIODIVENV

Unité Biodiversité et Environnement de La Martinique
Martinique

Unité DYNECO

Unité Dynamiques des Écosystèmes Côtiers
Plouzané

Unité Littoral

Laboratoires Environnement Ressources
France métropolitaine

Unité PHYTOX

Unité Physiologie et Toxines des micro algues toxiques et nuisibles
Nantes

Vos questions, nos réponses

On sait que les herbicides peuvent tuer les plantes aquatiques et le phytoplancton, mais aussi perturber des animaux ! Les chercheurs de l’Ifremer ont par exemple mis en évidence la toxicité du diuron - un herbicide - sur le génome des embryons d’huîtres creuses. Le travail est encore vaste pour appréhender les conséquences sur la reproduction, le comportement, la longévité des organismes marins. 

En mer, le plastique peut se fragmenter en microparticules (même lorsqu’il est conçu pour résister à la dégradation biologique !). Les déchets et les microplastiques qui arrivent en mer se déplacent avec les courants. Ils flottent en surface, s’accumulent sur les plages ou sur les fonds. Leurs effets sur l’environnement sont conséquents : les animaux marins s’y emmêlent, certaines espèces les avalent, etc. L’Ifremer assure la surveillance des microplastiques et déchets sur les fonds, étudie leurs impacts sur la biodiversité et fournit les données nécessaires aux plans d’actions des pouvoirs publics (nationaux ou internationaux). L’institut effectue aussi des recherches pour mieux comprendre comment ces microplastiques arrivent du continent et leur impact sur la biodiversité marine.